Dernière mise à jour :
31/10/2004

La pédocriminalité en Belgique

En janvier 1998, le gouvernement américain fait un rapport sur la situation belge des droits de l'enfant qui établit que le pays est un point de destination et de passage pour le trafic d'enfants, et où la prostitution d'enfants y est reconnue. Ceci rejoint l'avis de Marc Verwilghen, ex-président de la commission Dutroux, ex-ministre de la justice et qui écrit le 15/10/1996 au président du Werkgroep Morkhoven : "Les évènements de ces dernières semaines ne laissent aucun doute de la réalité des circuits d'imageries pédo- pornographiques et de la prostitution d'enfants en Belgique."
Le document annonce d'ors et déjà que le procès Dutroux ne se fera pas avant deuxième semestre 1998. Celui-ci ne débutera que le deuxième trimestre 2004, selon Marc Dutroux: du fait qu'il n'était qu'un pourvoyeur d'enfants pour une certaine élite de politiciens, juges et policiers.

Les enfants
La Belgique a des lois complètes sur la protection d'enfant, et que le gouvernement cherche à renforcer. Les communautés francophones et flamandes ont des agences qui traitent les besoins des enfants. Le gouvernement et les groupes privés fournissent abris et conseillers pour les enfants qui ont été physiquement ou ont sexuellement maltraité. Le gouvernement fournit l'éducation obligatoire jusqu'à l'âge de 18 ans.
En 1995 le gouvernement a décrété des lois conçues pour combattre la pornographie d'enfant en augmentant les pénalités pour de tels crimes et pour les personnes en possession des matériaux pédophile. La loi permet la poursuite des Belges qui commettent de tels crimes à l'étranger. Une autre loi de 1995 implique que les criminels condamnés d'abus sexuel sur des enfants ne peuvent pas recevoir la liberté conditionnelle sans avoir reçu préalablement un traitement de spécialistes, et doivent continuer les consultations et traitements après leur libération de prison.
La Belgique est un point de destination et de passage pour trafique de femmes et d'enfants. Lors du premier semestre de 1997, 120 enfants de 37 pays différents ont été importés au pays, le plus grand nombre de Roumanie (21).
En 1996 les autorités découvraient une pornographie pedophile/enfant et un anneau de trafic. La recherche policière sur cet anneau a continué en 1997. Cinq suspects ont été mis en détention ; cependant, leur procès était peu susceptible de commencer avant la mi 1998.
Une commission parlementaire a continué à étudier des allégations de corruption et de complicité dans l'application de la loi et du système juridique. En décembre aucun membre du pouvoir judiciaire ou officier de police n'avait été emprisonné ou sanctionné pour une complicité liée au affaires de pédophile.
En réponse à la fureur public concernant le traitement du cas pédophile, le gouvernement a établi un centre pour les enfants disparus et exploités. Le premier ministre a nommé le président et le conseil d'administration du centre en mai, et le centre s'est ouvert en décembre.
Les enfants ont le droit à la parole devant le tribunal qui les concernent, tels que des démarches de divorce. La loi déclare qu'un mineur "capable de la compréhension" peut demander à être entendu par un juge, ou un juge peut demander une entrevue avec un enfant.
La prostitution d'enfant est d'une étendue limitée, mais suite aux recommandations d'un rapport gouvernemental de 1994, la police a reçu instructions d'être particulièrement assidue au combat de prostitution de ceux qui semblent être avoir moins de 18.
Les abus sur les enfants ne correspondent à aucune appartenance sociale définie.

U.S. Department of State

Belgium Country Report on
Human Rights Practices for 1997

Released by the Bureau of Democracy,
Human Rights, and Labor
January 30, 1998.

Texte original