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En janvier 1998,
le gouvernement américain fait un rapport sur la situation
belge des droits de l'enfant qui établit que le
pays est un point de destination et de passage pour le trafic
d'enfants, et où la prostitution d'enfants y est reconnue.
Ceci rejoint l'avis de Marc Verwilghen, ex-président
de la commission Dutroux, ex-ministre de la justice et qui
écrit le 15/10/1996 au président du Werkgroep
Morkhoven : "Les évènements de ces dernières
semaines ne laissent aucun doute de la réalité
des circuits d'imageries pédo- pornographiques et de
la prostitution d'enfants en Belgique."
Le document annonce d'ors et déjà que le procès
Dutroux ne se fera pas avant deuxième semestre 1998.
Celui-ci ne débutera que le deuxième trimestre
2004, selon Marc Dutroux: du fait qu'il n'était qu'un
pourvoyeur d'enfants pour une certaine élite de politiciens,
juges et policiers.
Les enfants
La Belgique a des lois complètes sur la protection
d'enfant, et que le gouvernement cherche à renforcer.
Les communautés francophones et flamandes ont des agences
qui traitent les besoins des enfants. Le gouvernement et les
groupes privés fournissent abris et conseillers pour
les enfants qui ont été physiquement ou ont
sexuellement maltraité. Le gouvernement fournit l'éducation
obligatoire jusqu'à l'âge de 18 ans.
En 1995 le gouvernement a décrété des
lois conçues pour combattre la pornographie d'enfant
en augmentant les pénalités pour de tels crimes
et pour les personnes en possession des matériaux pédophile.
La loi permet la poursuite des Belges qui commettent de tels
crimes à l'étranger. Une autre loi de 1995 implique
que les criminels condamnés d'abus sexuel sur des enfants
ne peuvent pas recevoir la liberté conditionnelle sans
avoir reçu préalablement un traitement de spécialistes,
et doivent continuer les consultations et traitements après
leur libération de prison.
La Belgique est un point de destination et de passage pour
trafique de femmes et d'enfants. Lors du premier semestre
de 1997, 120 enfants de 37 pays différents ont été
importés au pays, le plus grand nombre de Roumanie
(21).
En 1996 les autorités découvraient une pornographie
pedophile/enfant et un anneau de trafic. La recherche policière
sur cet anneau a continué en 1997. Cinq suspects ont
été mis en détention ; cependant, leur
procès était peu susceptible de commencer avant
la mi 1998.
Une commission parlementaire a continué à étudier
des allégations de corruption et de complicité
dans l'application de la loi et du système juridique.
En décembre aucun membre du pouvoir judiciaire ou officier
de police n'avait été emprisonné ou sanctionné
pour une complicité liée au affaires de pédophile.
En réponse à la fureur public concernant le
traitement du cas pédophile, le gouvernement a établi
un centre pour les enfants disparus et exploités. Le
premier ministre a nommé le président et le
conseil d'administration du centre en mai, et le centre s'est
ouvert en décembre.
Les enfants ont le droit à la parole devant le tribunal
qui les concernent, tels que des démarches de divorce.
La loi déclare qu'un mineur "capable de la compréhension"
peut demander à être entendu par un juge, ou
un juge peut demander une entrevue avec un enfant.
La prostitution d'enfant est d'une étendue limitée,
mais suite aux recommandations d'un rapport gouvernemental
de 1994, la police a reçu instructions d'être
particulièrement assidue au combat de prostitution
de ceux qui semblent être avoir moins de 18.
Les abus sur les enfants ne correspondent à aucune
appartenance sociale définie.
U.S. Department
of State
Belgium Country
Report on
Human Rights Practices for 1997
Released by the
Bureau of Democracy,
Human Rights, and Labor
January 30, 1998.
Texte
original
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