Crise diplomatique entre Israel et la Suéde, Norvège

Il s’agit d’une compilation d’articles sur l’affaire des présumés vols et trafics d’organes par l’armée israelienne sur des palestiniens morts qui a été publiée dans un journal suédois. Le site d’information suédois qui a publié l’article est aftonbladet (www.aftonbladet.se). Comme le suédois est une langue difficile, voici des brèves françaises sur cette affaire et la crise diplomatique entre les deux pays.

-Voici la version française de l’article qui a été traduit par ISM, le mouvement de solidarité internationale (« organisation non-gouvernementale palestinienne regroupant des pacifistes palestiniens et internationaux travaillant à promouvoir la lutte pour la liberté en Palestine et pour la fin de l’occupation israélienne. » la charte ajoute que cette organisation prône la non violence):

Palestine – 23-08-2009

 

Palestine : « On pille les organes de nos fils »

Des Palestiniens accusent l’armée israélienne de voler des organes à ses victimes. Donald Boström raconte le scandale international des transplantations d’organes et comment lui-même a été le témoin d’une atteinte au corps d’un Palestinien de 19 ans

Vous pouvez m’appeler un « entremetteur », a déclaré Levy Izhak Rosenbaum, de Brooklyn, USA, sur un enregistrement secret réalisé par un agent du FBI qu’il croyait être un client. Dix jours plus tard, fin juillet de cette année, Rosenbaum a été arrêté et un vaste trafic d’organes et de blanchiment d’argent, digne des Soprano, a été démasqué dans le New Jersey, impliquant des rabbins, des élus et des fonctionnaires.

 

isral_vol_dorganes.jpgBilal Ahmed Ghanan, 19 ans, a été tué par les soldats israéliens, qui ont emporté son corps.
Le corps a été rendu à sa famille avec une suture allant de l’abdomen au menton – Photo: Donald Boström

Le travail d’entremetteur de Rosenbaum n’a rien à voir avec le romantisme. Il s’agissait d’achat et de vente au marché noir de reins provenant d’Israël. Rosenbaum affirme qu’il achète des reins à des gens modestes pour 10,000 $ et les revend ensuite à des patients désespérés aux USA pour 160.000 $. Le temps d’attente pour un rein obtenu par les voies légales est en moyenne de 9 ans.

Les accusations ont ébranlé l’industrie américaine de la transplantation. Si elles sont vraies, c’est la première fois qu’un trafic d’organes est documenté aux USA, ont déclaré des experts au New Jersey Real-Time News.

A la question de savoir combien d’organes il a vendu, Rosenbaum répond: «Pas mal. Et je n’ai jamais échoué», se vante-t-il. Son commerce a duré pendant très longtemps.

Francis Delmonici, un professeur de chirurgie de transplantation à l’Université de Harvard et membre du conseil d’administration de la National Kidney Foundation (Fondation nationale du rein), indique au même journal que le trafic d’organes, semblable à celui signalé en provenance d’Israël, a lieu dans d’autres endroits de la planète. On estime qu’environ 10% des 63 000 transplantations de reins dans le monde sont illégales, selon Delmonici.

Les pays soupçonnés de ces activités sont le Pakistan, les Philippines et la Chine, où les organes seraient prélevés sur des prisonniers exécutés. Mais les Palestiniens soupçonnent aussi fortement Israël de capturer des jeunes hommes qui lui serviraient, à leur corps défendant et comme au Pakistan et en Chine, de réserves d’organes avant d’être tués. Une accusation très grave, avec suffisamment de points d’interrogations pour motiver la Cour internationale de Justice (CIJ) à ouvrir une enquête sur d’éventuels crimes de guerre.

Israël a été à maintes reprises critiqué pour sa gestion contraire à l’éthique des organes et des greffes. La France a été parmi les pays qui ont cessé la collaboration d’organes avec Israël dès les années 90. Le Jerusalem Post a écrit que «les autres pays européens devraient suivre l’exemple de la France prochainement. »

Depuis le début des années 2000, la moitié des reins greffés à des Israéliens ont été achetés illégalement en Turquie, en Europe de l’Est ou en Amérique latine. Les autorités sanitaires israéliennes sont totalement au courant de ce commerce, mais ne font rien pour l’arrêter.

Lors d’une conférence en 2003, il a été démontré qu’Israël est le seul pays occidental dont le corps médical ne condamne pas le commerce illégal d’organes et qui ne prend aucune mesure légale contre les médecins qui participent à ce commerce illégal. Au contraire, les médecins-chefs des grands hôpitaux israéliens sont impliqués dans la plupart des transplantations illégales, selon le quotidien suédois Dagens Nyheter du 5 Décembre 2003.

Au cours de l’été 1992, Ehud Olmert, alors ministre de la Santé, avait tenté de régler la question de la pénurie d’organes en lançant une grande campagne visant à trouver des volontaires israéliens pour des dons d’organes post mortem. Un demi-million de tracts furent diffusés dans les journaux locaux, invitant les Israéliens à s’inscrire pour des dons d’organes après leur mort. Ehud Olmert avait été lui-même la première personne à s’inscrire.

Deux semaines plus tard, le Jerusalem Post signalait que la campagne avait été un succès. Pas moins de 35.000 personnes s’étaient inscrites, contre 500 par mois auparavant.

Toutefois, dans le même article, la journaliste Judy Siegel écrivait que l’écart entre l’offre et la demande était toujours important. 500 personnes étaient sur liste d’attente pour une greffe de rein, mais que seules 124 transplantations pourraient être réalisées. Sur les 45 personnes ayant besoin d’un nouveau foie, trois seulement pouvaient être opérées en Israël.

Pendant cette campagne, de jeunes hommes palestiniens ont commencé à disparaître dans les villages de Cisjordanie et de Gaza. Des soldats israéliens les ramenaient morts au bout de 5 jours, le corps ouvert.

Parler de ces corps charcutés terrorisait la population des territoires occupés. Il y avait des rumeurs d’une augmentation spectaculaire du taux de disparition de jeunes hommes, avec des enterrements nocturnes de personnes autopsiés.

J’étais dans la région à l’époque, je travaillais sur un livre. A plusieurs reprises, j’ai été contacté par le personnel de l’ONU préoccupé par l’évolution de la situation. Les personnes qui me contactaient disaient que des vols d’organes avaient certainement lieu, mais qu’ils étaient empêchés d’agir contre cela.

Ayant trouvé un réseau de diffusion pour le reportage, je me suis alors déplacé pour interroger un grand nombre de familles palestiniennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza : j’ai rencontré des parents qui ont raconté comment les organes de leur fils avaient été prélevés, avant d’être tués.

Un des exemples que j’ai trouvé lors de ce sinistre voyage fut celui le jeune lanceur de pierres, Bilal Ahmed Ghanan.

Il était près de minuit quand retentit le rugissement d’un moteur d’une colonne de l’armée israélienne à la périphérie d’Imatin, un petit village dans le nord de la Cisjordanie. Les deux mille habitants ont été réveillés. Ils se tenaient, ombres silencieuses dans l’obscurité, certains couchés sur les toits, d’autres cachés derrière les rideaux, les murs ou les arbres qui fournissaient une protection pendant le couvre-feu, mais offraient toujours une vue complète de ce qui allait devenir la tombe du premier martyr du village. Les militaires avaient coupé l’électricité et le secteur était maintenant une Zone Militaire Fermée pas même un chat ne pouvait sortir sans risquer sa vie.

L’insupportable silence de la nuit noire était seulement interrompu par des sanglots silencieux. Je ne me souviens pas si nos frissons étaient dus au froid ou à la tension. Cinq jours plus tôt, le 13 Mai 1992, une force spéciale israélienne avait utilisé l’atelier de menuiserie du village pour tendre une embuscade. La personne pour qui l’action avait été mise en place était Bilal Ahmed Ghanan, l’un des jeunes lanceurs de pierres palestiniens qui menait la vie dure aux soldats israéliens.

En tant que l’un des principaux lanceurs de pierres, Bilal Ghanan, était recherché par l’armée depuis quelques d’années. Avec d’autres garçons lanceurs de pierres, il se cachait dans les montagnes de Naplouse, sans toit au-dessus de sa tête. Se faire prendre signifiait la torture et la mort pour ces garçons : ils devaient donc rester dans les montagnes, à tout prix.

Le 13 Mai, Bilal a fait une exception, lorsque pour une raison inconnue, il est passé sans protection devant l’atelier de menuiserie. Pas même Talal, son frère aîné, ne sait pourquoi il a pris ce risque. Peut-être les garçons étaient-ils sortis pour se réapprovisionner, leurs réserves de nourriture étant épuisées.

Tout s’est déroulé selon le plan de la force spéciale israélienne. Les soldats ont écrasé leurs cigarettes, posé leurs canettes de Coca-Cola, et ont visé calmement à travers la fenêtre brisée. Quand Bilal a été suffisamment proche, ils n’ont eu qu’à tirer sur la gâchette. Le premier coup l’a frappé à la poitrine. Selon des villageois qui ont été témoins de l’incident, il a été touché par une balle dans chaque jambe. Deux soldats sont alors descendus en courant de l’atelier de menuiserie et ont tiré à nouveau sur Bilal dans le ventre.

Puis, ils l’ont attrapé par les pieds et l’ont traîné sur les vingt marches en pierre de l’escalier de l’atelier. Les villageois racontent que les gens de l’ONU et du Croissant-Rouge se trouvaient à proximité, ont entendu la décharge et sont venus à la recherche de blessés ayant besoin de soins. Une discussion a eu lieu pour savoir qui devrait se charger de la victime. Les discussions se sont terminées avec le chargement de Bilal grièvement blessé dans une jeep par les soldats israéliens qui l’ont emmené à la sortie du village, où un hélicoptère de l’armée les attendait. Le garçon a été transporté vers une destination inconnue de sa famille. Cinq jours plus tard, il est revenu mort, enveloppé dans un tissu vert d’hôpital.

Un villageois a reconnu le capitaine Yahya, le chef de la colonne de l’armée, comme étant celui qui avait transporté Bilal depuis le centre d’autopsie d’ Abou Kabir, à l’extérieur de Tel Aviv, jusqu’à son dernier lieu repos. « Le capitaine Yahya est le pire de tous», a murmuré le villageois à mon oreille. Après que Yahya eut fait décharger le corps et changer le tissu vert contre un autre en coton léger, certains hommes de la famille de la victime ont été choisis par les soldats pour creuser la tombe et mélanger le ciment.

Malgré le bruit marqué des pelles, nous pouvions entendre les rires des soldats qui échangeaient quelques plaisanteries en attendant de rentrer chez eux. Quand Bilal a été mis en terre, sa poitrine a été découverte. Soudain, il est devenu clair pour les quelques personnes présentes à quel genre d’abus le garçon avait été exposé. Bilal n’était pas le premier jeune Palestinien à être enterré avec une incision du ventre jusqu’au menton et les spéculations allaient bon train sur le pourquoi de ces sutures.

Les familles en Cisjordanie et à Gaza étaient sûres de ce qui était arrivé à leurs fils : «Nos fils sont utilisés comme donneurs d’organes involontaires», m’a dit un proche de Khaled de Naplouse, de même que la mère de Raed de Jénine et les oncles de Mahmoud et Nafes dans la bande de Gaza, qui ont tous disparu pendant un certain nombre de jours avant de revenir de nuit, morts et autopsiés.

« Pourquoi sinon garder les corps pendant au moins cinq jours avant de nous laisser les enterrer? Qu’est-il arrivé aux corps pendant cette période? Pourquoi effectuent-ils une autopsie, contre notre volonté, lorsque la cause du décès est évidente? Pourquoi les corps sont-ils rendus de nuit? Pourquoi avec une escorte militaire? Pourquoi la zone est-elle bouclée pendant l’enterrement? Pourquoi l’électricité est-elle coupée? » l’oncle de Nafe était bouleversé, et il avait beaucoup de questions.

Les proches des Palestiniens morts n’avaient plus de doutes quant aux raisons de ces meurtres, mais le porte-parole de l’armée israélienne affirmait que les allégations de vol d’organes étaient des mensonges. Toutes les Palestiniens qui sont tués sont autopsiés, c’est la routine, dit-il.

Bilal Ahmed Ghanem a été l’un des 133 Palestiniens tués de différentes façons cette année-là. Selon les statistiques palestiniennes, les causes des décès ont été: tué dans la rue, une explosion, par des gazes lacrymogènes, délibérément écrasé, pendu en prison, tué à l’école, tué à la maison, etc.

Les 133 personnes tuées avaient entre 4 mois et 88 ans. Seule la moitié d’entre elles, 69 victimes, ont été autopsiées. L’autopsie « de routine » des Palestiniens tués – dont parlait le porte-parole de l’armée ne reflète pas la réalité dans les territoires occupés. Les questions demeurent.

Nous savons qu’Israël a un grand besoin d’organes, qu’il existe un vaste commerce illégal d’organes, qui a lieu depuis de nombreuses années maintenant, que les autorités sont conscientes de cela et que les médecins à des postes de direction dans les grands hôpitaux y participent, ainsi que des fonctionnaires à différents niveaux.

Nous savons aussi que des jeunes hommes palestiniens ont disparu, qu’ils ont été ramenés au bout de cinq jours, de nuit, dans un secret absolu, recousus après avoir été ouverts du menton à l’abdomen, charcutés et recousus.

Il est temps d’apporter de la clarté sur ce commerce macabre, de faire la lumière sur ce qui se passe et ce qui sÂ’est passé dans les territoires occupés par Israël depuis le début de l’Intifada. »

-« vive polémique en Israel après un article de presse suèdois taxé d’antisémitisme:

Les autorités israéliennes et suédoises ont vivement réagi mercredi à un article publié dans le principal quotidien de Suède laissant entendre que des soldats israéliens tuent des Palestiniens pour faire commerce de leurs organes. A Tel Aviv, on dénonce un retour aux clichés antisémites d’un autre âge.

Intitulé « Les organes de nos fils pillés », l’article a été publié lundi dans l' »Aftonbladet ». Il est illustré par une photographie, prise apparemment après une autopsie, d’un Palestinien mort, porteur d’une cicatrice sur toute la longueur de son torse.

Le papier est également accompagné de clichés de jeunes Palestiniens lançant des pierres et fait le lien avec Levy Izhak Rosenbaum, un juif américain de New York arrêté le mois dernier par le FBI et accusé d’avoir voulu acheter un rein à un ressortissant israélien pour le vendre 160.000 dollars (112.000 euros) à un patient américain.

L’auteur, Donald Bostrom, base son article sur des témoignages de Palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza, qu’il identifie seulement par leurs prénoms. Il cite également un porte-parole de l’armée israélienne rejetant ces accusations et affirmant que les autopsies de Palestiniens tués par Tsahal sont la procédure de routine.

En pleine polémique à Tel Aviv et Stockholm, Donald Bostrom a expliqué mercredi sur une radio israélienne être préoccupé par les accusations proférées par les personnes qu’il a interrogées, sans toutefois pouvoir garantir leur véracité. « Cela me préoccupe dans le sens où je voudrais qu’on enquête sur ces accusations, c’est vrai. Mais, savoir si elles sont vraies ou pas, je n’en ai aucune idée », a-t-il déclaré.

L’article a fait grand bruit en Israël, où certains commentateurs l’ont comparé aux croyances médiévales qui voulaient que les juifs tuent les enfants chrétiens pour leur sang. Daniel Seaman, chef du service de presse du gouvernement, a ainsi jugé qu’il jouait « sur d’abominables thèmes antisémites ».

Même son de cloche au ministère des Affaires étrangères. « Ce papier est tellement ouvertement raciste et propice à déclencher des crimes racistes que nous pensons que les autorités doivent s’occuper de cette affaire », a déclaré le porte-parole Yigal Palmor.

L’ambassade de Suède à Tel Aviv a de son côté qualifié l’article de « choquant et exécrable, autant pour nous, Suédois, que pour les citoyens israéliens ». Une déclaration qui n’a toutefois pas été reprise à son compte par le ministère suédois des Affaires étrangères, à Stockholm. « Nous ne pensons évidemment pas qu’il soit bon de commenter ce qui est écrit dans les médias », a déclaré le porte-parole Anders Jorle à l’Associated Press.

Le rédacteur en chef de l' »Aftonbladet », Jan Helin, a, lui, défendu sa publication. « L’article pose une question: pourquoi ce corps a-t-il été autopsié alors que la cause de la mort est évidente? », a-t-il déclaré. « Je pense que les autorités israéliennes nous doivent une réponse sur ce point », a-t-il ajouté, dénonçant « une campagne haineuse orchestrée par le biais de courriers électroniques adressés à moi et à la rédaction, ainsi que par les médias israéliens ».

A Stockholm, en tout cas, le quotidien rival « Sydsvenskan » s’est fendu d’un éditorial très critique, estimant que l’article reprenait « le modèle habituel d’une théorie du complot ».

Selon l’ambassadeur israélien en Suède, l’article polémique ne traduit toutefois pas un climat d’hostilité envers Israël dans le pays. « Il s’agit de certains éléments. Il ne s’agit pas de tous les Suédois, de la tendance générale en Suède, ou du Parlement suédois », a commenté Benny Dagan sur la radio israélienne. »

source: Le Nouvel Observateur, Par Donald Bostrom

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Accusation de trafic d’organes en Israël

Des trafiquants prélevaient les organes des pauvres pour les vendre aux riches

  » Onze personnes ont été inculpées mercredi par la justice jordanienne de trafic d’organes pour avoir revendu illégalement des organes d’êtres humains en Egypte, a-t-on appris de source policière.

Les suspects, extradés par l’Egypte lundi, appartiennent à un groupe de trafiquants pour qui les pauvres du royaume ou les sans-emploi faisaient figure de proies, a déclaré un porte-parole de la police. « Trois autres suspects sont en train d’être interrogés tandis que sept personnes courent toujours. Nous suivons cette question avec les autorités égyptiennes depuis plusieurs mois », a-t-il ajouté.

Le groupe payait dans certains cas les gens pour leurs organes tandis que dans d’autres cas, les trafiquants prélevaient les organes sur les morts et les vendaient au marché noir, a ajouté le porte-parole. « Le groupe a vendu à de riches Arabes des reins à un prix allant jusqu’à 30.000 dollars pièces. S’ils sont condamnés, ils risquent jusqu’à 10 ans de prison accompagnés de travaux forcés ».

En 2007, la Jordanie a créé une Commission nationale de promotion des dons d’organes pour tenter de lutter contre le trafic illégal tout en encourageant les Jordaniens à faire don de leur corps après leur mort.

Les autorités avaient mis au jour cette année-là plus de 80 cas de trafic d’organes, qui est passible de peines de prison et d’amendes allant jusqu’à 20.000 dinars (28.000 dollars). »

Source : BELGA (30 septembre 2009)

Lu sur le site http://www.au-troisieme-oeil.com/index.php?page=actu&type=skr&news=31167

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La Turquie serait une plaque tournante

Organe à vendre : la Turquie en serait une plaque tournante

Imaginez que votre enfant doive subir un séjour à l’hôpital après un accident et qu’on vous le rende avec un rein en moins.

C’est exactement ce qui est arrivé à cette maîtresse d’école turque. L’organe prélevé par des médecins corrompus a sans doute été revendu fort cher à une famille en détresse.

Pour en avoir le cœur net, les enquêteurs de ce film mettent en place un piège, pour le compte de clients imaginaires. La mafia turque n’aura aucun mal à trouver des parents prétendument consentants pour que leur fils donne un rein.

Mais la réalité est bien plus sordide, la mère dudit enfant serait décédée et le père aurait sombré dans l’alcoolisme, donc un enfant facilement volable -(Note de FREDI) et c’est avec un haut le cœur que le spectateur découvre la vérité, sur un trafic hélas largement répandu dans les pays où la pauvreté et surtout le crime organisé, à la recherche de juteux bénéfices, un rein passant de 15.000 Euros à 30.000 puis à 70.000 selon les intermédiaires !- (Note de FREDI) conduit souvent au crime.

TSR2, 05/01/2004, 20h35

Un reportage d’Arte, le 20.01.2004:  Trafic d’organes

« Est-il convenable que les pauvres pourvoient à la santé des riches? La pauvreté peut-elle être soulagée au prix de la santé humaine? a demandé Ruth-Gaby Vermot-Mangold (Suisse, SOC), rapporteuse de l’Assemblée parlementaire sur le trafic d’organes, lors de la présentation, en présence du Ministre français délégué à la famille, d’un documentaire intitulé « Organes à vendre ».

« Le trafic d’organes a été repéré comme créneau lucratif par des organisations criminelles internationales qui font pression sur des personnes en situation de pauvreté extrême. Nous devons combattre cette exploitation abjecte des plus démunis à l’échelle paneuropéenne, notamment en élaborant un protocole additionnel à la future Convention européenne sur la lutte contre la traite des êtres humains », a-t-elle déclaré.

Le documentaire, réalisé par Hervé Martin Delpierre, a été diffusé sur ARTE le 20 janvier 2004 dans le cadre d’une soirée thématique sur le trafic d’enfants, à laquelle a participé Mme Vermot-Mangold.

présentation d’un film documentaire (Paris, 16.12.2003)