Un enfant victime d’agression sexuelle secouru grâce à Internet

Un enfant du Nouveau-Brunswick (province du Canada) possiblement victime d’agression sexuelle a lancé un appel à l’aide virtuel qui a fait le tour du monde avant de se rendre aux autorités canadiennes, qui sont intervenues pour le sauver, comme quoi Internet peu parfois contribuer à la lutte contre la criminalité!

A l’aide du site Google, l’enfant a recherché de l’aide en inscrivant les mots «kids» et «help». Il est alors tombé sur un site australien appelé «Kids help line», qui offre des conseils aux enfants de 5 à 18 ans, 24heures par jour. L’enfant y a écrit un message anonyme, disant qu’il était victime de mauvais traitements, qu’il ne savait pas quoi faire et qu’il avait besoin d’aide.

Les responsables du site d’aide en ligne ont aussitôt contacté la police locale et, de fil en aiguille, c’est grâce à une collaboration entre les autorités australiennes, américaines, canadiennes et le fournisseur d’accès Internet  que des policiers néo-brunswickois ont pu localiser la petite victime et la secourir.

« Chaque message envoyé avec un ordinateur, même anonyme, laisse une trace numérique qui peut être retracée avec l’aide des fournisseurs de services Internet », explique le porte-parole pour le Centre national de coordination contre l’exploitation des enfants (CNCEE), de la GRC.

Les autorités australiennes, en voyant que le message provenait de l’Amérique de Nord, ont contacté le FBI à Washington, qui a par la suite transféré le dossier aux agents canadiens du CNCEE. «Il y a eu une très grande coopération du fournisseur d’accès Internet Il y avait une possible victime qui devait être secourue. Ils ont été capables d’identifier exactement de quel ordinateur provenait ce message-là et ils nous ont donné ces informations pour retracer l’enfant.»

L’information a été remise à la police locale, qui s’occupe de la suite de l’enquête. «La victime n’est plus en danger, confirme la gendarmerie. Mais puisqu’il y a une enquête criminelle en cours, aucun autre détail ne peut être divulgué» Impossible de savoir, donc, la nature des violences subies ou même l’âge de la présumée victime, qui serait une fillette, selon Radio-Canada.

L’Internet, bien qu’encore peu utilisé par les victimes, peut offrir une voie intéressante pour la dénonciation. «Pour le petit enfant, vulnérable, c’est un très lourd poids à porter que de dénoncer son agresseur, ce qui revient parfois à faire éclater un noyau familial, dit-elle. Peut-être l’Internet pourrait-il lui permettre de le faire sans avoir à trouver un adulte qui va le croire et l’accompagner dans ses démarches et sans que le sentiment de culpabilité ne l’envahisse.»

C’est un moyen plus facile que de se rendre au poste de police.

De plus en plus, Internet peut servir comme outil de prévention.» 

Malorie Beauchemin pour LA PRESSE 06 .01.2007

Note de FREDI: Vois les adresses pour différents pays