Le « Happy Slapping » ou passages à tabac récréatifs, filmés avec un téléphone mobile pour être disposés ensuite sur Internet:  Interdit

Une pratique des cours d’écoles, des sorties des jeunes qui zonent à interdire fermement. Mais interdire est souvent impossible, alors que repenser l’éducation est un beau défi!

Généralement dans les cas de violence entre jeunes, il y a de la provocation de part et d’autre, cependant, il arrive qu’il n’y en aie  aucune .Le terme même de            « Happy Slapping », soit le « passage à tabac récréatif » est écœurant. C’est un concept complètement cynique : il n’y a rien d’amusant pour la victime à se faire frapper, surtout quand elle n’a rien fait.

Les premiers cas de Happy Slapping ont été signalés en Angleterre en 2004. En 6 mois, la police a enquêté sur 200 incidents de ce type à Londres. Certains sont d’une violence singulière et peuvent conduire à la mort de la victime.  En Suisse aussi, cette tendance préoccupe.

Extraits de http://www.journaldujura.ch/bale-premier-cas-de-happy-slapping

Vers une interdiction des téléphones portables à l’école en Suisse?

Les jeunes s’échangent des clips violents, déclenchent des bagarres pour le seul plaisir de les enregistrer sur leurs mobiles. C’est la diffusion des images avant tout qui motive les agresseurs. En les montrant à leurs amis, ils peuvent s’imposer comme « des durs ». « Ils recherchent la célébrité parmi leurs pairs. Les autorités envisagent l’interdiction des téléphones dans les écoles.

Extraits d’un article de VINCENT DONZÉ  février 2006 pour Le Matin Dimanche

F.R.E.D.I. considère  cette mesure comme inappropriée: Pour quelques jeunes mal éduqués, sans repère, on mettrait en danger des centaines, voire des milliers d’écoliers. Car nous restons persuadés qu’un jeune qui quitte le rayon de sa commune pour se rendre à l’école peut avoir la vie sauve grâce à son portable, qui lui permet, cas échéant, d’avertir en cas de retard ou de bus/train manqué et d’éviter tout risque inutile pour arriver malgré tout (monter dans un train en marche, pratiquer l’auto-stop),d’appeler à l’aide en cas d’agression ou d’être repéré en cas de disparition/d’enlèvement (à condition qu’on lui ait appris à enclencher son téléphone mobile dès la sortie des cours et entrainements!).

Il y a des mesures plus raisonnables, celle, par exemple, qui consisterait à exiger des fabricants de téléphones mobiles qu’ils mettent sur le marché des appareils pour les plus jeunes, sans possibilité intégrée de photographier ou de surfer sur Internet.

Un appareil de téléphone est avant tout un outil de communication (envoi et réception d’appels et de SMS) et devrait le rester pour les écoliers. Le choix d’un tel appareil relèverait alors de la responsabilité des adultes face au jeune -parents, tuteurs- et ceux-ci pourraient être amendables si leur enfant est trouvé en possession d’un appareil réservé aux adultes.

Le lobby économique aura-t-il raison de la santé mentale de nos enfants?