Une injure, qu’elle soit proférée en face ou sur le Net, reste une injure, et elle est punissable

Les blogs violents ou injurieux, créés par des enfants ou des adolescents, se développent en Suisse. En marge de la campagne fédérale sur la cyberpédophilie, le Valais lance une campagne d’information.
«Le problème, c’est que souvent les jeunes pensent qu’insulter un professeur sur un blog n’est pas une infraction, explique le porte-parole de la police cantonale valaisanne. Or une injure, qu’elle soit proférée en face ou sur le Net, reste une injure, et elle est punissable.» Le Valais a lancé hier une campagne de sensibilisation et d’information sur les blogs, en marge du coup d’envoi de la campagne fédérale «Pornographie enfantine sur Internet – activités pédocriminelles». «Nous avons choisi de travailler aussi sur ce thème puisqu’il s’agit également d’une déviance du Net qui touche les jeunes, tout comme la cyberpédophilie.»

Injures violentes, photomontages dégradants, incitations au suicide, appels au viol ou aux agressions sur des professeurs ou des élèves: les blogs inquiètent de plus en plus les départements de l’instruction publique romands. Le phénomène prend déjà des proportions dramatiques chez nos voisins Français, notamment dans les banlieues, et tend à se développer dans notre pays.

 

«L’an dernier, un cycle d’orientation du Valais central avait connu de graves problèmes avec les blogs, raconte le porte-parole de la police cantonale valaisanne. Il a suffi que le directeur organise un exposé sur les risques encourus par les bloggeurs indélicats pour que, comme par miracle, tous les sites violents disparaissent. Il est donc essentiel que tant les parents que les enseignants, ou même les médias, fassent passer le mot qu’Internet ne signifie pas impunité.» En effet, comme dans les cas de téléchargement de matériel pédophile, il est toujours possible à la justice de retrouver l’internaute à l’origine d’un blog contrevenant à la loi. Et une infraction commise sur la Toile aura pour son auteur les mêmes conséquences que pour n’importe quelle autre infraction.

© Le Matin Online MELINA SARGENTI 

En cas de harcèlement par Internet :

En Suisse, un site, plutôt compliqué, aborde la protection des jeunes face à l’Internet.On y trouve aucune adresse d’aide (en 2014)

En France, l’association française e-Enfance, agréée par le ministère de l’Education nationale est responsable du numéro vert Net écoute : 0.800.200 000.