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La
communication, la collaboration, deux maîtres-mots qui
font cruellement défaut aujourd'hui
On vient
de le voir avec les affaires Dutroux, Fourniret, mais aussi
Emile Louis et Claude Dunand en France, pour se limiter aux
cas les plus médiatisés, des drames auraient
pu être évités
- avec
une bonne communication entre les différentes Autorités
chargées de traîter un dossier,
- avec
une réelle transmission des dossiers par-dessus des
frontières devenues virtuelles, sauf pour les casiers
judiciaires (!),
- avec
un plus grand crédit accordé aux personnes
qui s'investisent à fond dans la recherche de réponses
- comme l'adjudant Jambert dans l'affaire Emile Louis, que
personne n'a voulu croire et que l'on a fait passer pour
un être fragile, ne voyant qu'une issue: le suicide,
par deux balles mortelles!!!, comme plusieurs ONG qui s'investissent
sans compter pour accumuler des info et signaler aux polices
d'éventuelles ressemblances dans les crimes-
- avec
une profonde volonté à trouver les réponses
et à sanctionner les coupables: Une lassitude, un
désabusement qualifient trop souvent les collaborateurs
des Autorités, les policiers, notamment, trop peu
nombreux, insuffisamment formés et parfois sanctionnés
(!) pour excès de zèle ou simple accomplissement
de leur devoir de citoyen d'abord, de leur obligation professionnelle
ensuite.
- avec
une prévention digne de ce nom et systématique
dans tous les degrés scolaires. Les polices éditent
bien des brochures de prévention contre toutes sortes
d'infractions, mais qui les lit ? Qui les applique? Seule
une action répétitive, sur la base de faits
concrets peut-être efficace et il faut y consacrer
du temps, matériau rare et précieux. Or, du
temps, bientôt plus personne ne peut ou ne veut en
donner ou en prendre pour prévenir des drames, qui
ne concernent, de toute façon, que les autres, jusqu'au
jour où...
- liste
certainement pas exhaustive des "avec"
En outre,
un manque de transparence dans les autorités judiciaires
conduit à une perte totale de confiance en
la Justice: Tant dans le verdict du procès
d'Outreau que dans celui de Dutroux, tant dans la libération
anticipée de Fourniret et de tant d'autres dangereux
criminels psychopathes, le citoyen reste avec un arrière-goût
d'incompétence, de combines et de couvertures, sans
compter avec la révolte face à toutes ces innocentes
victimes et à la détresse de leurs familles.
la vice-présidente
de la Fondation FREDI
Une
complainte trop souvent entendue
C'est
justement ça le problème :
Ces choses
se passent dans tous les pays et pourtant on ne parvient pas
à réunir assez de monde pour que cela cesse.
Les institutions
et quelquefois la police préfèrent faire semblant de ne rien
voir parce que le problème serait trop difficile à résoudre.
Mais en
attendant il y a des gens qui souffrent, des vies qui sont
détruites.
Tout va
de travers partout, des tas de gens se plaignent, mais très
peu agissent réellement. Et ceux qui ne demandent qu'à agir
ne savent pas très bien par où commencer parce que très peu
de gens suivent. Les gens ont peur de s'impliquer, ils ont
déjà peur lorsqu'eux mêmes sont en cause donc ils ne vont
certainement pas se mouiller pour des gens qu'ils ne connaissent
même pas!
J'ai l'impression,
moi, que personne ne collabore avec personne si ce n'est quelques
cas très rares. Il faudrait effectivement une plus grande
communication entre les citoyens et les organisations de luttes
contre la pédophilie, contre les injustices et toutes ces
horreurs, mais là encore cela demande une implication personnelle
et c'est ce qui fait gravement défaut dans notre société.
D'un correspondant-partenaire
de FREDI |