Dernière mise à jour : 03/07/2004

 

Pourquoi les criminels ont-ils toujours une longueur d'avance?

 

La communication, la collaboration, deux maîtres-mots qui font cruellement défaut aujourd'hui

On vient de le voir avec les affaires Dutroux, Fourniret, mais aussi Emile Louis et Claude Dunand en France, pour se limiter aux cas les plus médiatisés, des drames auraient pu être évités

  • avec une bonne communication entre les différentes Autorités chargées de traîter un dossier,
  • avec une réelle transmission des dossiers par-dessus des frontières devenues virtuelles, sauf pour les casiers judiciaires (!),
  • avec un plus grand crédit accordé aux personnes qui s'investisent à fond dans la recherche de réponses - comme l'adjudant Jambert dans l'affaire Emile Louis, que personne n'a voulu croire et que l'on a fait passer pour un être fragile, ne voyant qu'une issue: le suicide, par deux balles mortelles!!!, comme plusieurs ONG qui s'investissent sans compter pour accumuler des info et signaler aux polices d'éventuelles ressemblances dans les crimes-
  • avec une profonde volonté à trouver les réponses et à sanctionner les coupables: Une lassitude, un désabusement qualifient trop souvent les collaborateurs des Autorités, les policiers, notamment, trop peu nombreux, insuffisamment formés et parfois sanctionnés (!) pour excès de zèle ou simple accomplissement de leur devoir de citoyen d'abord, de leur obligation professionnelle ensuite.
  • avec une prévention digne de ce nom et systématique dans tous les degrés scolaires. Les polices éditent bien des brochures de prévention contre toutes sortes d'infractions, mais qui les lit ? Qui les applique? Seule une action répétitive, sur la base de faits concrets peut-être efficace et il faut y consacrer du temps, matériau rare et précieux. Or, du temps, bientôt plus personne ne peut ou ne veut en donner ou en prendre pour prévenir des drames, qui ne concernent, de toute façon, que les autres, jusqu'au jour où...
  • liste certainement pas exhaustive des "avec"

En outre, un manque de transparence dans les autorités judiciaires conduit à une perte totale de confiance en la Justice: Tant dans le verdict du procès d'Outreau que dans celui de Dutroux, tant dans la libération anticipée de Fourniret et de tant d'autres dangereux criminels psychopathes, le citoyen reste avec un arrière-goût d'incompétence, de combines et de couvertures, sans compter avec la révolte face à toutes ces innocentes victimes et à la détresse de leurs familles.

la vice-présidente de la Fondation FREDI

 

Une complainte trop souvent entendue

C'est justement ça le problème :

Ces choses se passent dans tous les pays et pourtant on ne parvient pas à réunir assez de monde pour que cela cesse.

Les institutions et quelquefois la police préfèrent faire semblant de ne rien voir parce que le problème serait trop difficile à résoudre.

Mais en attendant il y a des gens qui souffrent, des vies qui sont détruites.

Tout va de travers partout, des tas de gens se plaignent, mais très peu agissent réellement. Et ceux qui ne demandent qu'à agir ne savent pas très bien par où commencer parce que très peu de gens suivent. Les gens ont peur de s'impliquer, ils ont déjà peur lorsqu'eux mêmes sont en cause donc ils ne vont certainement pas se mouiller pour des gens qu'ils ne connaissent même pas!

J'ai l'impression, moi, que personne ne collabore avec personne si ce n'est quelques cas très rares. Il faudrait effectivement une plus grande communication entre les citoyens et les organisations de luttes contre la pédophilie, contre les injustices et toutes ces horreurs, mais là encore cela demande une implication personnelle et c'est ce qui fait gravement défaut dans notre société.

D'un correspondant-partenaire de FREDI