Dernière mise à jour :
28.04.2008


Pétition sur le plan national:
Adoption par les autorités compétentes de la Confédération de l’ « Alerte Enlèvement »:

Argumentaire
 

 

En cas de disparition d'enfant, le temps travaille contre la jeune victime:

  • moins de 5 secondes pour l'enlever, pour un kidnappeur "exercé"
  • selon le lieu du kidnapping, moins de 80 minutes pour quitter le territoire national sans être inquiété, mais souvent bien moins!
  • près d'une heure pour donner l'alarme à la police
  • entre 15 et 30 minutes pour mettre en place un dispositif de recherches dans le secteur

En Suisse, 5 enfants, enlevés dans les années 1980-1986 n’ont jamais été retrouvés, une douzaine a été retrouvée assassinée, souvent parce que les corps de police cantonaux et les autorités judiciaires se sont trouvés confrontés à des problèmes d’organisation et de communication entre eux (un individu sous surveillance dans un canton peut se promener dans le canton voisin sans être inquiété (cas Ferrari).

Les problèmes engendrés par le fédéralisme et donc la souveraineté de chaque canton en matière de police, - voire de morcellement des compétences entre canton et communes, dans certains cas - aggrave encore la situation et profite aux criminels de toutes sortes, y compris aux voleurs d’enfants.

Il importe donc de faire de l'enlèvement d'enfant un "délit fédéral" prioritaire, avec les moyens nécessaires pour utiliser toutes les ressources mises à disposition par les cantons et les autres pays, Europol, Interpol et, bien entendu le système Schengen.

Le sentiment de sécurité quasi-absolu qui prévaut au sein de la population suisse est une illusion propre à faciliter le "travail" d'éventuels kidnappeurs. Si la Suisse n’a plus connu d’enlèvement dramatique depuis 2000 (cas du Landeron)*, les tentatives d’enlèvement ne manquent pas. Elles sont nombreuses en Suisse, surtout en Suisse alémanique, proche voisine de l’Allemagne, où la criminalité sur enfant est particulièrement élevée.

Agir vaut mieux que réagir. En préparant des procédures de mise en alerte de tous les échelons de sécurité pour empêcher quiconque enlève un enfant de quitter le territoire national, non seulement on augmente les chances de retrouver et de délivrer l'enfant enlevé dans des délais raisonnables, mais, en plus, on met notre pays en accord avec "Schengen" en prouvant que la Suisse ne devient pas la "porte ouverte, la sortie de secours" des criminels en tout genre.

Si le râtissage de la zone dans laquelle se trouvait l'enfant au moment où il a disparu est une action qui va de soi, elle prend du temps durant lequel l'éventuel kidnappeur se distance rapidement du lieu de son forfait.

Une alarme transmise dès l'annonce à la police permet de mettre en place un très grand filet que l'on peut resserrer au fil des heures.

Enfin, il est économiquement bien meilleur marché de déclencher l'alarme et de devoir la révoquer quelques heures plus tard que de devoir assumer les frais de recherche durant des semaines et les conséquences psychiques, physiques, sociales et économiques d'une disparition sur l'ensemble de l'entourage de l'enfant. Sur le plan économique seulement, les coûts directs et indirects (santé, perte ou disparition du rendement économique, soutien psycho-social, etc) peuvent atteindre des sommes impressionnantes.

* En août 2007, la Suisse a connu un enlèvement d'enfant qui s'est terminé avec la mort de celui-ci. Les habitants du canton d'Appenzell, canton idyllique s'il en faut, étaient sous le choc qu'une telle chose pût survenir chez eux!

Quelles conditions pour déclencher l'"Alerte Enlèvement"?

  • La disparition concerne un mineur d'âge (moins de 18 ans) en priorité, mais elle peut s'étendre, par analogie, à d'autres catégories de personnes nécessitant une protection particulière (jeunes handicapés mentaux, même adultes);
  • La personne disparait soudainement du milieu dans lequel elle évolue normalement.

Chez nos voisins et perpectives européennes

Cette pétition est lancée sur le plan national par la Fondation FREDI
(Fondation pour la Recherche d'Enfants Disparus, International)

Fribourg, le 25 mai 2007

http://www.fredi.org

Contact: office@fredi.org

ou

Fondation FREDI
Direction
CP 1
CH-1706 Fribourg