France
Toutes les conditions requises pour le déclanchement de l’Alerte Enlèvement par la France ne sont pas acceptables :
Pour rappel, la France a posé cinq conditions :
- que l'enlèvement soit avéré ;
- qu'il concerne un mineur ;
- que la vie de la victime ou son intégrité physique soit en danger
- que la justice détienne des informations susceptibles de localiser les ravisseurs ;
- que les parents de la victime aient donné leur accord.
Appréciation de ces conditions
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La clause d’exposition de l’enfant à un danger pour son intégrité physique (clause 2) en cas de rapt ne tient pas la route, preuve en sont les suicides parent rapteur-enfant, les besoins croissants de nouvelles victimes pour la prostitution enfantine, la pornographie mettant en scène des enfants, l'adoption illégale, entre autres.
- Tous les spécialistes de la thématique « Disparition d’Enfants » s’accordent à dire que les 24 premières heures sont déterminantes pour retrouver l’enfant vivant. Si la justice doit attendre d’avoir des renseignements sur la localisation du ravisseur (clause 4), celui-ci aura quitté le territoire national depuis des heures ou aura déjà porté atteinte à l’intégrité physique de l’enfant.
- Quant à la réserve qu’un enlèvement d’enfant soit avéré pour le déclenchement de l’Alerte Enlèvement, il vaudrait mieux la formuler par « lorsqu’un témoin peut donner de sérieux soupçons d’enlèvement », vu l’exiguïté de notre territoire. Cette clause paraît, cependant, trop restrictive pour notre petit territoire.
Allemagne
En Allemagne, les personnes sensibilisées par les disparitions d’enfants et désireuses d’aider à localiser un enfant signalé disparu doivent s’inscrire auprès d'une organisation qui poursuit les mêmes buts que FREDI, mais en Allemagne, pour recevoir un SMS lorsqu’un enfant disparaît dans leur région.
Ce moyen d’attirer la vigilance du citoyen pourrait être prise comme auxiliaire à un déclenchement de l’Alerte Enlèvement sur le plan national, mais pas comme moyen d’alarme unique, étant donné que beaucoup de téléphones mobiles doivent être déconnectés sur le lieu de travail. Cette solution reste insatisfaisante, car elle présuppose que l'auteur du rapt reste dans les environs de la commission de son forfait.
En Europe
Au vu de l’efficacité prouvée du système, la Commission européenne semble vouloir l’adapter au niveau européen. Dans un communiqué de presse publié le 17 janvier dernier, le commissaire européen responsable de la justice, de la liberté et de la sécurité, Franco Frattini, recommande ainsi la mise en place d’un système communautaire inspiré d’ "Alerte enlèvement" qui permettrait de lancer des méthodes de recherche semblables dans l’ensemble de la zone de l’Union européenne.
Or, la Suisse ne faisant pas partie de l'Europe, échapperait à ce système communautaire. Une raison supplémentaire pour que le peuple suisse appuie cette pétition qui sera remise à la Chancellerie fédérale, avec demande pressante aux autorités fédérales compétentes de l'adopter , puis, dans un second temps, d'étudier les moyens de l'intégrer au système européen.