Dernière mise à jour : 17/02/2008
Il avait pourtant l'air gentil, heureux père de deux enfants...

Ses amis le présentent comme une personne charmante, un heureux père de deux enfants, bientôt d'un troisième, un consciencieux ouvrier qui satisfait pleinement sa direction. Un profil lisse qui cachait une perversion et une extrême brutalité. Mardi, un plombier de 35 ans a été interpellé par la section de recherches de Paris et le groupement de la gendarmerie de l'Essonne dans le secteur d'Etampes.
   
Hier, à Evry, cet homme a été mis en examen pour des faits de séquestration, de viols et d'actes de barbarie. Il a été écroué dans la soirée, conformément aux réquisitions du parquet.
   
Dimanche, le suspect circule à bord de sa Renault Scénic dans la commune de Mennecy (Essonne) où résident des membres de sa famille. En l'espace d'une heure et demie, il tente de séquestrer, sur la voie publique, trois jeunes femmes, les forçant à monter dans son véhicule. Les deux premières crient, se débattent et, finalement, parviennent à s'échapper de l'étreinte du kidnappeur. La troisième, âgée de 18 ans, n'a pas cette chance. Prise au piège dans la Scénic, elle est emmenée en dehors de la ville, à quelques kilomètres de là, dans des champs. Un témoin observe cette scène, pensant qu'il s'agit d'une dispute conjugale. Néanmoins, par réflexe, il mémorise les trois lettres de la plaque d'immatriculation ainsi que le numéro du département.
   
Loin de la zone urbaine, la victime est violée et torturée jusqu'à 2 h 15. Son bourreau l'abandonne. La jeune femme, errant sur une route départementale, est secourue par un automobiliste. Un fois arrivée au poste de gendarmerie, très choquée, elle ne parvient pas à esquisser le portrait-robot de son agresseur. Les enquêteurs travaillent alors sur les lettres et chiffres de la plaque minéralogique livrés par le témoin. Une dizaine de Renault Scénic dans le département correspondent à cette identification incomplète.
   
Des affaires non élucidées
   
Les gendarmes procèdent par élimination et se concentrent bientôt sur le nom du plombier. Le suspect sans casier judiciaire est arrêté sur son lieu de travail. Interrogé dans le cadre d'une garde à vue, il avoue finalement l'ensemble des faits. Il indique avoir dissimulé les vêtements de la jeune femme dans un conteneur, et jeté le portable et le sac à main de sa victime dans une bouche d'égouts. Ces indices sont rapidement retrouvés par les gendarmes. Lors d'un tapissage, les trois femmes agressées reconnaissent l'homme de la Renault Scénic. Celui-ci dit avoir agi sous le coup « d'une pulsion ». Mais d'après les premiers éléments de l'enquête, il se serait conduit comme « un prédateur », de manière méthodique.
   
Le mode opératoire et le comportement extrêmement violent de ce « Monsieur Tout-le-Monde » incitent la justice à lancer une commission rogatoire. Plusieurs dossiers similaires non élucidés, commis dans la région parisienne, seront à nouveau examinés à la lumière de cette nouvelle affaire."

LE PARISIEN, via http://www.au-troisieme-oeil.com/