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Les opérateurs
de téléphonie sont régulièrement mis à contribution par la
police afin de vendre - en Suisse, ces services sont facturés
- des informations aux enquêteurs.
Les
explications techniques de Christian Neuhaus, porte-parole
de Swisscom.
· Données
géographiques.
«Quand vous quittez la Suisse, votre téléphone ne capte plus
le signal Swisscom. Il en cherche alors un autre. Et il va
tomber sur celui d'un opérateur avec qui Swisscom a passé
un accord d'itinérance («roaming»). Par exemple, en France,
SFR verra automatiquement que vous entrez dans sa zone, parce
que le téléphone va annoncer lui-même son arrivée. Ce sont
des données utiles à la facturation. Si vous restez en Suisse,
par contre, les déplacements ne sont pas automatiquement enregistrés.
Nous pouvons suivre quelqu'un à la trace, mais seulement sur
ordre d'un juge d'instruction.» ·
Données
historiques.
«Les appels rentrants ou sortants de tous les appareils, portables
ou fixes, sont conservés durant six mois. L'historique d'un
numéro peut être livré aux autorités, mais là encore, uniquement
sur ordre d'un juge.» ·
Les
écoutes.
«Techniquement, il est presque aussi aisé d'écouter un téléphone
portable qu'un téléphone fixe. Y compris les natels «easy».
C'est la justice qui ordonne les écoutes.» ViC
Le
mobile anonyme disparaît
Dès
le 1er juillet prochain, les fournisseurs suisses de téléphonie
mobile seront tenus d'enregistrer l'identité des acheteurs
d'appareils à prépaiement, et de conserver ces données personnelles.
C'est ce qu'a décidé le parlement l'année dernière. Jusqu'à
présent, n'importe qui pouvait acheter un appareil de ce type
sans donner d'identité ou d'adresse. Ce système a toujours
fait l'objet de critiques du côté des forces de l'ordre et
autres services de sécurité. Il permet en effet à n'importe
quel malfrat de se doter d'un téléphone portable lui garantissant
l'anonymat. La garantie n'était finalement pas si absolue
comme le montre l'épisode des terroristes, révélé hier. D'ici
à juillet, un problème reste à résoudre: celui des propriétaires
de téléphones mobiles à prépaiement qui ont acheté leur appareil
selon les anciennes règles. Il s'agit de trouver une façon
de les obliger à déclarer leur identité sans léser les utilisateurs
innocents. Une directive d'exécution sur cette question est
actuellement en procédure de consultation, indique Simon Stettler,
juriste au Département de l'environnement, des transports,
de l'énergie et de la communication (DETEC). Le résultat devrait
tomber avant la fin de la semaine. Le Conseil fédéral devra
ensuite décider de la marche à suivre. Les propriétaires d'appareils
à prépaiement encore anonymes pourraient donc un jour entendre
un message de ce genre: «Votre appareil est hors fonction.
Vous êtes prié de vous rendre chez notre concessionnaire le
plus proche pour déclarer votre identité!»
ERe,
la Liberté, 05/03/2004
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En Allemagne, la police accepte l'aide de la population
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