Enfant
victime de maltraitance physique et / ou sexuelle
Premier
dévoilement: Eviter la précipitation tout en
songeant à faire cesser la commission des faits.
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Quelques
bonnes réactions:
En cas de premier dévoilement, féliciter et
remercier l’enfant d’avoir franchi le mur du
silence, lui assurer votre soutien et préciser que
vous aller entreprendre les démarches adéquates,
mais surtout ne pas le condamner pour ce qui a pu arriver.
Accompagner tant physiquement que psychologiquement l’enfant
dans la démarche, que celle-ci soit judiciaire et/ou
thérapeutique.
Préconiser alors le discours spontané libre
et non dirigé, en respectant le rythme de l’enfant
et son souhait de communiquer ou non certains éléments.
Retenir avec précision, voire noter, les mots utilisés
par l’enfant ainsi que les circonstances qui ont permis
le dévoilement.
Conserver toute trace matérielle éventuelle
en vue d’optimaliser l’enquête judiciaire
éventuelle.
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Quelques
réactions à éviter:
Éviter les ‘interrogatoires’ successifs
de l’enfant par instituteur, médecin de famille,
gynécologue, beaux-parents… Plus l’enfant
sera interrogé, plus il aura le sentiment de ne pas
être cru et donc sera susceptible de modifier le contenu
de son récit ce qui le rendra alors moins crédible.
Éviter dans le chef de l’adulte, une attitude
culpabilisante par des paroles ou comportement à
l’égard de l’enfant victime. Si l’enfant
veut communiquer, éviter les questions suggestives
qui sont de nature à contaminer son récit.
Éviter les questions introduites par "pourquoi"
car cela induit la notion de justification et donc, peut-être,
de culpabilité. Même si cela ne semble pas
évident, éviter dans le chef de l’adulte
de communiquer à l’enfant, ses craintes, ses
émotions et ses angoisses, auquel cas, ceci sera
sans conteste, une source de victimisation secondaire qui
influencera dans une certaine mesure l’enquête
judiciaire éventuelle et l’équilibre
psychologique de l’enfant.
Lors de la dénonciation à l’autorité
judiciaire, il est à proscrire que l’enfant
soit présent afin que celui-ci ne modifie pas son
récit en fonction de ce qu’il entend. En effet,
le vocabulaire de l’adulte ne sera pas nécessairement
une reproduction fidèle des termes qui auront été
utilisés initialement par l’enfant.
A proscrire, la prise de contact et/ou la confrontation
victime/auteur présumé en vue de satisfaire
dans le chef du(des) parent(s), le besoin légitime
de ‘vérité’ immédiate.
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A
qui s’adresser et quand?
Dénoncer les faits le plus rapidement possible à
une instance officielle compétente, que ce soit du
monde judiciaire et/ou du secteur psycho-médico-social,
telle que: les services SOS-enfants les CPMS autres services
d’aide officiels.
Pensez à vous-même: Bien souvent, l’enfant
n’est pas la seule victime. Vous, parents qui recevez
la parole de votre enfant, risquez également d’être,
dans une certaine mesure, victime de la situation. Aussi,
n’hésitez pas à contacter, pour vous-mêmes,
des personnes ressources qui seront à même
de vous soutenir, vous conseiller et vous écouter.
Texte
rédigé par l'inspecteur principal René
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