Dernière mise à jour : 20.07.2002
 

Si votre enfant fait une fugue...



La fugue peut être une expérience traumatisante aussi bien pour les parents que pour l'enfant fugueur. L'enfant devient un être vulnérable dès qu'il quitte le giron familial. Son coup de tête peut rapidement se transformer en cauchemar pour lui, car il s'expose à des rencontres qui peuvent s'avérer dangereuses pour lui: l'alcool, la drogue, le crime, l'exploitation sexuelle, etc.

Un enfant ne fait pas une fugue sans raison. Si aucun conflit familial ne semble justifier le départ de l'enfant, il peut se trouver confronté avec des problèmes scolaires ou toute forme de violence de la part de camarades, de jeunes de son âge ou plus âgés que lui ou même d'adultes à priori au-dessus de tout soupçon.

Très souvent, les parents qui sont confrontés à cette expérience se sentent coupables, abattus ou même paralysés.
Il est de première importance que les parents gardent leur sang-froid et un esprit rationnel lors de la découverte de la fugue de leur enfant. Ne pas paniquer, ne pas perdre le sens des réalités pour entreprendre les actions nécessaires pour ramener le plus vite possible l'enfant fugueur dans la sécurité du foyer familial.

 
Que faire ?

Les 48 premières heures de fugue sont cruciales. Vous devez entreprendre immédiatement un certain nombre d'actions :
 

 

  • Demandez aux amis de votre enfant, à son institutrice ou instituteur, à ses professeurs, à ses camarades de classe, à vos voisins, parents, etc. qui pourraient savoir quelque chose au sujet de la fugue. Demandez leur de vous informer sans tarder s'il prend contact avec eux ou s'ils apprennent quelque chose à son sujet.
 
  • Vérifiez qu'il ne se trouve pas dans un endroit où il se réfugie habituellement lorsqu'il a besoin d'être seul. Si vous ne connaissez pas cet endroit, demandez au camarade qui semble être son meilleur ami ou son confident de vous y accompagner.
 
  • Vérifiez les effets personnels qu'il aurait pu prendre avec lui et dressez une liste des vêtements dont il pourrait disposer et communiquez là à la police. Cela pourrait faciliter les recherches.
 
  • Avertissez la police, en fournissant une photo récente et de bonne qualité, (vérifiez dans votre appareil à photos si un film est entamé , il pourrait contenir la photo nécessaire…) donnez-lui le maximum de renseignements sur les lieux que l'enfant a l'habitude de fréquenter et sur ses habitudes, sur ses besoins en soins médicaux (par exemple s'il doit suivre une thérapie vitale pour lui).
 
Quelles organisations peuvent vous aider ?

- Polices cantonales

- les organisations spécialisées

   
 

Une grande partie des enfants fugueurs reviennent d'eux-mêmes à la maison dans le délai de 48 heures. Passé ce délai, songez à demander la publication d'un avis de recherche à FREDI. Utilisez, à cet effet, les documents disponibles sur ce site. Vous pouvez également préparer des affichettes à distribuer dans des commerces ou des établissements publics, gares routières ou ferroviaires. Vous trouverez un modèle ci après.
 
Lorsque votre enfant revient à la maison

Ne lui faites pas de reproches ou de remontrances. Si vous le faites, vous risquez de provoquer une nouvelle fugue, peut-être même instantanée.


Montrez-lui que vous l'aimez
et faites- lui comprendre que ce qui lui arrive vous tient à cœur. Informez immédiatement la police, les organisations et les personnes qui vous sont venues en aide du retour de votre enfant.

Si votre enfant a été absent durant une longue période, faites lui faire un contrôle médical complet, y compris un test concernant des maladies sexuellement transmissibles
.

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Le plus important, lorsqu'il revient, c'est de régler les problèmes à l'origine de la fugue
. La plupart du temps, ce sont des tensions dans le milieu familial qui provoquent la fugue (divorce, remariage, alcoolisme, abus sexuels, etc). Si vous n'êtes pas en mesure de régler ces problèmes vous-mêmes, faites appels à des spécialistes. Les services sociaux de région sont aptes à vous aider, mais vous pouvez également faire appel à des organisations privées, au personnel scolaire ou à un prêtre.( voir liste des organismes d'aide ci-dessous)

Il est possible que le placement temporaire de votre enfant soit nécessaire pour vous permettre de travailler sereinement à régler les problèmes familiaux. Les services sociaux de votre région vous apporteront l'aide nécessaire.

Si la fugue n'est pas due à un problème familial, ne le pressez pas de questions, faites-lui comprendre qu'il peut avoir confiance en vous et qu'il pourra se confier à vous dès qu'il se sentira prêt à le faire...
 
Quels organismes peuvent vous aider ?

Dans chaque région, il existe des organismes spécialisés qui pourront vous aider. La police pourra vous donner les coordonnées. Pour la Suisse, il existe dans chaque canton

 

  • un centre psycho-social
  • une brigade des mineurs, à la police de sûreté
  • un office cantonal des mineurs
  • un service des tutelles et curatelles
  • des psychologues privés ou scolaires
  • un centre de consultation LAVI (Loi fédérale sur l'Aide aux Victimes d'Infractions
  • autres

Si vous vous sentez confronté(s) à un problème insurmontable ou trop difficile pour vous, vous ne devez pas hésiter à faire appel à l'un ou l'autre de ces spécialistes: Ils sont formés pour vous aider à retrouver un cheminement paisible au sein de votre famille. Le processus d'aide vous paraîtra probablement long et complexe, mais songez que la fugue de votre enfant a peut-être été causée par des années de souffrances silencieuses ou non entendues
.
 
Traduit et adapté du texte anglais par FREDI à partir du site missingkids.com qui a elle-même, avec l'autorisation de l'auteur, adapté et réimprimé "Just in case…Parental guidelines in case your child might someday be a runaway" Copyright l985,National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC)