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Pas de réseaux!!!

Algérie : Pas de réseaux d’enlèvement d’enfants ou de trafic d’organes

En Algérie, selon la responsable du bureau de protection des enfants de la police judiciaire à la direction de la Sûreté nationale, la commissaire de police madame Messaouden Kheïra.

Les enquêtes policières menées par les différents services de police, suite aux disparitions d’enfants, ont infirmé l’existence de réseaux de commercialisation des enfants, de leur enlèvement ou de trafic de leurs organes.
Ces rumeurs ont circulé dans le tout Alger suite à la disparition de l’enfant Yassine Bouchlouh de Bordj El-Kifane (Alger), comme cela s’est passé il y a quelques mois à Remchi, dans la wilaya de Tlemcen. Pour rappel, à cette occasion, les services de police avaient démantelé un réseau spécialisé dans le kidnapping d’enfants qu’il transférait en Europe où des enfants étaient vendus à des familles à la recherche d’enfants à adopter. Dans une déclaration exclusive, à La Voix de l’Oranie et Sawt El-Gharb, en marge de la journée d’études sur l’enfant face à la violence, organisée par le Comité national de promotion des droits de l’Homme, madame Messaouden a réfuté les informations parues dans la presse concernant l’affaire de l’enfant Yassine, âgé de 4 ans et assuré que les investigations ont apporté la preuve qu’il n’y a pas eu d’enlèvement mais qu’il s’agissait d’une disparition. Elle a, cependant, confié que l’enquête se poursuit pour tenter de le retrouver vivant ou du moins retrouver sa trace. Madame Mesaouden a assuré que l’enlèvement a souvent des témoins oculaires et laisse des traces du crime.

Ceci n’est pas le cas concernant le petit Yassine qui a tout l’air d’une disparition et qu’il appartient à la justice de qualifier cette affaire. Pour la police, assure-t-elle, il s’agit de recherches dans l’intérêt des familles. A cette occasion, madame Messaoued assure que, souvent, la rumeur produit ses effets et amplifie les affaires comme cela est le cas concernant Yassine.

S’adressant aux parents et aux citoyens de façon générale, elle les invite à déposer, sans crainte ni inquiétude, leurs plaintes auprès des services de police et suivre leurs cas jusqu’à l’obtention des résultats des enquêtes sécuritaires. Dans ce cadre, l’intervenante confie que la police et ses différents services ont déjà eu affaire à des cas similaires et qu’ils ont acquis l’expérience quant à la disparition des enfants et les rumeurs auxquelles elles ont donné lieu. Elle a aussi indiqué que l’année dernière, 41 disparitions ont été traitées et que depuis le mois de janvier dernier, 13 kidnappings ou disparitions ont été recensés. A ce propos, madame Messaoudene a fait état de l’augmentation du nombre de fugues du foyer familial à l’issue de la proclamation des résultats des compositions scolaires périodiques. Dans ces cas, souvent, les enfants prétendent avoir été enlevés par des inconnus.

Les enquêtes ont cependant infirmé leurs assertions pour justifier leur fuite. Elle a de même déclaré que le phénomène touche l’ensemble des couches juvéniles, enfants de cadres comme ceux issus de familles modestes qui trouvent refuge dans la fugue à la recherche d’aventures ou suite la fuite de leurs responsabilités par leurs parents ou encore en raison des contraintes sociales et conditions de vie précaires.

Dans ces cas, souvent les parents signalent les disparitions, mais ne les signalent aux services de police qu’une fois leurs enfants rentrés au bercail. Au sujet des avis qui parviennent à la police, madame Messaoudène déclare que la plupart du temps, la police reçoit de nombreux avis de disparition suite à la proclamation des résultats des examens scolaires où les parents signalent l’enlèvement de leur garçon ou fille dans des circonstances obscures et demandent la publication d’avis de recherches dans l’intérêt des familles avant le retour de l’enfant qui prétend avoir été enlevé par des inconnus qui l’auraient transporté dans tel véhicule avant de le libérer. Ceci est, évidemment, infirmé par les résultats des investigations des services de sécurité et prouve que l’enfant a imaginé ce scénario pour échapper à la correction pour ses mauvais résultats scolaires.

Amina Saâd — La voix de L’Oranie, 2 juin 2007.

Dernière mise à jour : ( 22-07-2011 )
 
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