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Disparus de l'Isère": les dossiers retrouvés, l'enquête repart

Tout d'abord, un bref rappel: 

DISPARUS DE L’ISÈRE : La justice relance le dossier


La procureur général a réactivé les investigations qui seront confiées à la cellule « Mineurs 38 » dirigée par le lieutenant-colonel Dominique-Ragot.De 1983 à 1996, l’Isère a connu une série de disparitions inquiétantes et de meurtres d’enfants. Des affaires sont restées non élucidées. Un seul cas a été jugé. Il s’agit du meurtre du petit Rachid Bouzian dont l’assassin a été condamné à perpétuité en 1993. Aujourd’hui, une cellule spéciale "Mineurs 38" a été ouverte.
La cellule est d’ores-et-déjà composée de 12 enquêteurs spécialisés. Il s’agit de regrouper des informations et des recherches qui se faisaient jusque là de manière isolée. C’est en tout cas le souhait de la procureure de la République de Grenoble, Martine Valdès-Boulouque.
Ces affaires irrésolues, dites des « disparus de l’Isère », concernent les meurtres ou disparitions de cinq filles et de quatre garçons, âgés entre 5 et 15 ans, dont la majorité des corps a été retrouvée. Un dixième cas, le meurtre de Rachid Bouzian, 8 ans, pour lequel un homme a été condamné, va également être réexaminé par les enquêteurs.
Au printemps dernier, le parquet général de Grenoble avait autorisé le regroupement en France de ces procédures éparpillées et confié les investigations à une cellule d’enquête de la gendarmerie baptisée « Mineurs 38 ». Cette cellule est composée de sept enquêteurs d’Isère et de la Drôme et de cinq analystes criminels de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale de Rosny-sous-Bois.
« Nous avons réactivé les investigations dans ces affaires » en espérant utiliser « les progrès accomplis en 20 ans par la criminologie pour trouver de nouveaux éléments », a expliqué Mme Valdes-Boulouque.
Sur ces neuf procédures, quatre sont en cours d’instruction à Grenoble et confiées à des juges disposés à participer aux nouvelles investigations. Pour les cinq autres affaires classées, dont certaines touchées par la prescription, les enquêteurs agissent dans le cadre d’enquêtes préliminaires rouvertes par le parquet général.
Ces dossiers présentent des « similitudes de lieu, de date ». « Ce n’est pas anodin que des enfants aient fait l’objet de violences dans une même région », a souligné Mme Valdes-Boulouque, précisant que la justice ne disposait actuellement d’aucun élément l’orientant vers un éventuel tueur en série.
Le patron de la section de recherches de Grenoble, le lieutenant-colonel Dominique Ragot, a évoqué un « travail de longue haleine hypercomplexe ».
La cellule « mineurs 38 » est en train de regrouper les dossiers et faire l’inventaire des pièces à conviction. Mais à l’époque, les enquêteurs saisissaient peu de scellés, commençaient tout juste à prélever l’ADN et n’inscrivaient pas les fausses pistes à la procédure. Les gendarmes devront ensuite « décortiquer les procédures, établir des relations entre les différents acteurs » avant de « détecter » d’éventuels « éléments communs » permettant des rapprochements.

« JE demande à toute personne qui pourrait fournir des éléments sur ces affaires de bien vouloir prendre contact avec le numéro vert que nous avons mis en place : le 0800.002.032 » ou utiliser l’adresse mail : « Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir », a déclaré à la presse la procureur général de Grenoble, Martine Valdes-Boulouque. 
 

"Disparus de l'Isère": les dossiers retrouvés, l'enquête repart

Les dossiers d'une partie des neuf disparitions ou meurtres d'enfants irrésolus en Isère entre 1983 et 1996 ont été retrouvés, a annoncé lundi la Chancellerie, permettant de relancher les investigations.
L'affaire des "disparus de l'Isère" va pouvoir être relancée. La Chancellerie a annoncé lundi que plusieurs des dossiers concernant les neuf disparitions ou meurtres d'enfants irrésolus en Isère entre 1983 et 1996, avaient été retrouvés. "La découverte de ces dossiers d'instruction nous oblige à vérifier si les pistes explorées à l'époque ne peuvent pas être réexaminées au vu des nouvelles techniques. Cela relance l'espoir d'apporter des réponses", alors que l'enquête sur "les disparus de l'Isère" était sur le point de s'achever, a révélé une source judiciaire à l'afp.


Disparus de l'Isère : MAM veut faire la lumière sur l'enquête


La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, avait lancé fin mai une enquête administrative interne pour déterminer d'éventuels dysfonctionnements liés à ces pertes, à la suite d'informations de presse à ce sujet. Les dossiers de Ludovic Janvier, disparu en mars 1983, ainsi que celui de Grégory Dubrulle, découvert en juillet 1983 le crâne fracassé mais qui a survécu, "ont été retrouvés ces dernières semaines dans les archives du Tribunal de grande instance de Grenoble", a-t-elle précisé. Un troisième dossier, lié à la découverte d'ossements d'enfant dans le Vercors en 1985, un temps envisagés comme ceux du petit Janvier, a également été retrouvé après avoir été "égaré" comme les deux premiers, en raison d'un "changement de numérotation lié à l'arrivée d'un nouveau juge d'instruction". Des recherches ont en outre permis d'établir que ces ossements avaient été "négligemment" placés sous scellés en 1986 au palais de justice, où ils étaient activement recherchés dans les sous-sol surchargés.
La perte de ces archives et scellés avait compliqué la tâche d'une cellule d'enquête inédite de gendarmerie, "Mineurs 38", créée en 2008 pour relancer ces affaires et dont les travaux seront présentés jeudi 24 juin à Grenoble aux familles des victimes, cinq filles et quatre garçons alors âgés de 5 à 16 ans.

 Par TF1 NEws (avec dépêches) le 21 juin 2010 à 12:43

 

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Dernière mise à jour : ( 24-06-2010 )
 
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