
| CH -Jumelles disparues: L’enquête continue |
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L’enquête continue malgré tout sur des pistes incertaines Alessia et Livia | La police suisse, française et italienne a fait le point mercredi à Lausanne sur les recherches des fillettes enlevées par leur père il y a tout juste deux mois.
© KEYSTONE | Le procureur vaudois Pascal Gilliéron (à gauche), Béatrice Brun de la police d’Ajaccio et Philippe Albrand de celle de Marseille.
La maman d’Alessia et de Livia n’a pas été conviée hier à la réunion internationale des enquêteurs qui s’est tenue à Lausanne. Policiers suisses, français et italiens ont tenté de faire abstraction de toute dimension émotionnelle pour débattre de l’ensemble des investigations conduites à ce jour, hélas sans succès, pour retrouver les deux jumelles de six ans enlevées il y a tout juste deux mois par leur père. Aujourd’hui encore, la police estime qu’aucune hypothèse ne peut être écartée. Les recherches continuent Face aux critiques qui redoutent un abandon des recherches, Pascal Gilliéron, procureur en charge des investigations en Suisse, assure que l’enquête continue. «Nous allons vérifier toutes les pistes qu’on peut encore ouvrir, et ensuite nous verrons s’il y a lieu d’arrêter. À ce stade, nous ne pouvons pas fixer un terme à cette enquête.» Les témoignages semblent s’être taris, mais les médiums affluent. Concrètement, les pistes qui restent ouvertes se situent dans le midi de la France et en Corse.
En Corse et à Montélimar La piste Corse demeure privilégiée. Non seulement parce que le père avait pris trois billets pour se rendre sur l’île, mais parce que quatre enfants d’un âge proche des jumelles se trouvaient sur le bateau, ce qui n’est pas courant en plein mois de janvier. Les moyens engagés Le procureur Gilliéron rassure: «Le coût des recherches n’a pas et n’aura pas d’incidence. Nous ne raisonnerons jamais en fonction des frais pour savoir s’il faut suivre une piste.» Chaque pays devrait en principe assumer ses propres coûts dans cette affaire. Au niveau Suisse, le procureur ajoute que ces coûts ne peuvent encore être estimés, toutes les factures n’étant pas encore reçues. La police cantonale estime que tout cela fait d’ailleurs partie des missions de la police, qu’aucune évaluation n’a été entreprise. Côté suisse toujours, sous la direction de l’inspecteur Hamouche, formé l’an passé au FBI, deux enquêteurs travaillent en permanence sur l’affaire, et entre cinq et 20 personnes sont mobilisées selon les nécessités. Et d’observer qu’aujourd’hui, aucun élément nouveau ne justifie de reprendre les recherches en Suisse, où des fouilles approfondies ont déjà été entreprises dès l’annonce de la disparition. Le rationnel face à l’émotionnel Commandant de la police cantonale, Jacques Antenen a rappelé les trois raisons pour lesquelles la disparition des jumelles n’a pas donné lieu au déclenchement immédiat d’une alerte enlèvement. «L’alerte enlèvement est une procédure qui ne s’applique pas à l’enlèvement d’une enfant par son père. D’autre part il n’existe pas d’entraide internationale dans ce domaine. Enfin, rien n’indiquait que les jumelles étaient en danger, d’une part parce qu’elles étaient parties quelques semaines plus tôt seules en vacances avec leur père sans aucun problème. Et d’autre part parce que celui-ci, en retirant de l’argent à Marseille, laissait croire qu’il allait assurer leur subsistance.» Et de conclure: «nous étions au départ d’une affaire où rien ne laissait supposer une issue tragique. Il est bien plus facile, après coup de dire qu’il aurait fallu une autre attitude».
Frustration et compassion
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| Dernière mise à jour : ( 15-04-2011 ) |
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