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Famille: Première table-ronde vendredi 14.03.2003 à Liège
Rapts parentaux : parents et autorités autour de la table
Début décembre, les parents d'enfants enlevés à l'étranger par leur ex-conjoint ou sa famille avaient confié quelques cadeaux de Saint-Nicolas aux bons soins du ministre des Affaires étrangères. Ce jour-là, Louis Michel avait promis d'organiser une table-ronde qui rassemble, autour des parents, les différentes autorités qui interviennent lors des rapts. Ce vendredi après-midi, il tient sa promesse en rassemblant ...
Les chiffres dévoilés par le ministère des Affaires étrangères sont édifiants :
plus de deux cents enlèvements en souffrance, concernant près de 60 pays de destination différents. Un phénomène neuf, dû aux facilités de déplacement dans le monde, témoigne Jean Gautier, haut fonctionnaire aux Affaires étrangères. Les rapts n'interviennent en effet pas seulement dans les couples mixtes, mais aussi dans des unions belgo-belges où l'un des membres veut éloigner et priver ses enfants de l'autre parent. Ces chiffres ne concernent en outre que les dossiers officiellement ouverts auprès des autorités diplomatiques. Pour la seule année 2000, l'unité spécialisée à Bruxelles avait recensé plus de 400 nouveaux rapts(..).
Faisceau de revendications
Aussi bizarre que cela puisse paraître, les résultats sur le terrain ne varient pas tellement selon le type d'accords qui unissent la Belgique et le pays où l'enfant a été enlevé : Convention de La Haye, traité bilatéral ou... rien. Chaque cas est particulier, mais nous privilégions la négociation à l'amiable autant que possible, explique Jean Gautier. Car le retour n'est jamais la fin du dossier : si celui-ci est obtenu par la seule contrainte pénale, il y a un risque fort de réaction violente de la part du parent kidnappeur. (..)
Une série impressionnante de revendications : parfois simples, comme celle d'obtenir des allocations familiales pour le parent victime (afin de faire face aux multiples démarches judiciaires et de recherches), même si celui-ci n'en recevait pas avant le rapt. Parfois témoignant d'une détresse profonde, comme celle qui réclame un peu plus d'humanité, de compréhension, de sociabilité dans les rapports avec les autorités. Ainsi une mère s'est-elle vu répondre : Vos enfants sont avec leur père, ils se sont adaptés, cessez vos procédures.
(..)Afin de ne plus s'épuiser en démarches, ils demandent qu'une cellule interministérielle soit créée afin de proposer des solutions aux multiples problèmes financiers, affectifs, psychologiques qu'ils rencontrent pendant le rapt... et aussi souvent après le retour du ou des enfants qu'ils ont attendus si longtemps.·
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, par FRÉDÉRIC SOUMOIS, 2003
Note de FREDI:
Selon les affirmations de ses correspondants belges,ce chiffre de deux cents enfants disparus de Belgique sort à la veille des élections. Plus de deux cent enfants ne sont jamais retrouvés par an. Un rapport tenu secret et émanant d'instances officielles donne le chiffre de 250 enfants disparus par an . Aujourd'hui, une nouvelle fois, mélangeant vérité et mensonge, on tente de faire croire que ce chiffre correspond à des enlèvements parentaux. C'est FAUX. Mais il devient de plus en plus difficile de cacher la vérité. On en reparlera...
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