| « Je n'ai pas vu mes enfants depuis deux ans » |
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There are no translations available Parents séparés, divorcés, lisez bien les textes en rouge et soyez prévoyants: Lorsque l'enlèvement a eu lieu, il est trop tard!Anne-Laure Colleter est séparée de ses enfants, enlevés par leur père turc, depuis deux ans. : Ouest-France Ses enfants ont été enlevés par son ex-compagnon, en Turquie, il y a deux ans. Depuis, Anne-Laure Colleter, Quimpéroise, attend. Désespérée. Les autorités, elles, font face à un casse-tête juridique. EnquêteVoix douce. Posée. Malgré des lèvres qui tremblent. Anne-Laure Colleter se contient. « J'ai décidé de ne plus pleurer », lâche cette habitante de 36 ans de la région de Quimper. Lentement, elle raconte son histoire. Son désespoir. « Je n'ai pas vu mes enfants depuis deux ans. » Évine, sa petite fille, 6 ans aujourd'hui, et Kayham, son fils, 14 ans, ont été enlevés par leur père, de nationalité turque, après la séparation du couple. Il les a emmenés dans son pays en novembre 2007, un jour qu'il en avait la garde. La justice, saisie de l'affaire, semble impuissante. Un mandat d'arrêt européen a été lancé à l'encontre du père. Sans résultat. « Le ministère des Affaires étrangères et celui de la Justice suivent ce dossier depuis le début », insiste un porte-parole. Anne-Laure possède en effet une collection impressionnante de courriers officiels. « Mais on me raconte toujours la même chose : mes enfants ne sont pas localisables. » « Je vais une fois en Turquie et je les trouve ! » C'est le drame des affaires de couples binationaux: les lenteurs judiciaires se conjuguent souvent avec des questions diplomatiques peu évidentes. Jean-Philippe Guédon, juriste au sein de l'association « 116 000 enfants disparus », assure traiter « de nombreux cas d'enlèvements parentaux vers les pays du Maghreb et la Turquie (1). Ils sont compliqués à résoudre, car les pays refuge donnent souvent la priorité à leurs ressortissants. » Et ce, malgré la convention de La Haye, qui permet aux États signataires (comme la Turquie) d'employer la force pour renvoyer l'enfant chez lui. En août dernier, Anne-Laure en a eu assez. « Deux ans sans nouvelle, sans même savoir si mes enfants étaient en vie, c'était trop. » Ayant déniché une piste, elle s'est envolée seule pour la Turquie. Contre l'avis de la justice. Elle a retrouvé son ex-compagnon. Pendant une heure et demie, elle a pu tenir sa fille dans ses bras, « amaigrie, brisée, ne comprenant plus le Français... » Du frère, aucune trace. Un périple tragique se soldant par l'interpellation du père par les policiers turcs... avant qu'il ne soit relâché et disparaisse à nouveau avec l'enfant. Anne-Laure n'a pas obtenu d'explication. Elle a repris l'avion pour la France. Assise dans le salon de sa maison, elle renifle. Se rappelle sa promesse de ne plus pleurer. « Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi les autorités ne parviennent pas à localiser mes enfants alors que moi, je vais une fois en Turquie et je les trouve ! » Soupir du porte-parole du ministère des Affaires étrangères: « Notre rôle est de faire respecter les conventions internationales et de travailler avec les autorités turques. Le voyage de Mme Colleter, cet été, a compliqué les données du problème. » Dur à entendre.
(1) En 2008, le bureau d'entraide civil et commercial international du ministère de la Justice a ouvert 226 dossiers d'enlèvement parentaux à l'étranger, huit s'agissant de la Turquie.Et combien en a-t-il résolues!?? Yann-Armel HUET, le Parisien, Bretagne, mercredi 16 septembre 2009 Et qui paie les pots cassés? Des enfants séparés brutalement de leur second parent, et une fratrie bafouée! |
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| Last Updated ( jeudi, 03 février 2011 ) |
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