| Enlèvement manqué devant le collège de Daillens? |
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There are no translations available Suisse- Enlèvement manqué devant le collège de Daillens?Un jeune garçon d’une dizaine d’années a échappé à un inconnu jeudi peu après midi. Les autorités prennent le cas très au sérieux. L’établissement scolaire a réagi rapidement en mettant sur pied une cellule de crise.
«On a essayé de m'enlever!» Le jeune garçon de 10 ans qui sonne à la porte du pasteur André Perrenoud a l'air terrorisé. «J'ai tout de suite vu que ce n'était pas du bidon», témoigne l'homme d'Eglise, qui revient sur ce qui a eu lieu jeudi, vers 12 h 45, devant le collège de Daillens. Alors que le jeune garçon, âgé d'une dizaine d'années, attend le bus pour se rendre à l'école à Penthaz, une voiture s'arrête à sa hauteur et son conducteur l'interpelle. L'enfant s'éloigne et l'inconnu qui est au volant sort de son véhicule pour le suivre à pied. L'homme rattrape le garçon, lui saisit le bras mais ce dernier se débat et s'enfuit alors dans la première maison qu'il connaît pour trouver refuge. Celle du pasteur Perrenoud, qui connaît la famille de l'enfant. «Il était angoissé, il avait peur qu'on le suive, poursuit André Perrenoud. Je suis sorti pour voir dehors mais le village était désert. J'ai ensuite appelé le 117, puis sa maman. L'enfant m'a dit que ce n'était pas la première fois qu'il voyait cette voiture; il connaissait bien sa couleur et même la marque.» «L'établissement scolaire (n.d.l.r.: qui regroupe les enfants des communes de Penthalaz, Penthaz et Daillens, soit environ 250 élèves) a été averti vers 14 h 15, se souvient Charly Gfeller, doyen du collège de Daillens. Nous avons immédiatement actionné une cellule de crise qui a rapidement décidé de faire taire toute rumeur.» Information immédiate Cela se traduit par une lettre, qui a été remise le jour même à tous les enfants pour qu'ils la transmettent à leurs parents. «Nous avons eu peu de réactions, poursuit Charly Gfeller. Quelqu'un nous a appelés pour nous féliciter de la rapidité de notre réaction.» En parallèle, un soutien psychologique a été proposé à la famille du jeune garçon. Ce dernier - qui n'est pas blessé - s'est rendu hier matin à l'école, tout comme sa sœur, qui était par contre accompagnée en classe par sa maman. Des psychologues et des infirmières sont passées hier dans les classes pour évoquer l'incident avec les élèves. Couper court aux rumeurs «C'est la première fois que nous avons dû actionner notre cellule de crise, poursuit Charly Gfeller. Le but d'informer rapidement les parents était notamment de couper court aux éventuelles rumeurs et de clarifier immédiatement ce qui s'est passé.» Evidemment, l'enlèvement en France de la petite Aurélia (24 heures de jeudi) ainsi que sa médiatisation est dans tous les esprits. La cellule se réunira à nouveau lundi matin pour évoquer la suite à donner à cette affaire. Du côté de la police cantonale, on confirme les faits et une enquête a été ouverte par la brigade des mineurs.
Laurent caspary
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| Last Updated ( mardi, 24 avril 2012 ) |
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