
| Une clef USB pour diffuser rapidement les infos |
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There are no translations available ALERTE-ENLÈVEMENTUne clef USB pour diffuser rapidement le signalement de votre enfantPlus d’une heure qu’elle se fait un sang d’encre: son fils de 8 ans n’est toujours pas rentré de l’école. Rongée par l’inquiétude, elle se décide à appeler la police. Mais dans l’état où elle se trouve, sera-t-elle en mesure de donner toutes les informations nécessaires qui permettront de retrouver son enfant? FREDI ( la Fondation pour la Recherche d’Enfants Disparus, International) a pensé au problème. Sa solution? Une simple clef USB, sur laquelle figure le signalement complet de l’enfant, photo récente comprise. «En cas de disparition, les parents se rendent au poste de police, remettent aux agents la clef USB, et on a alors tout ce qu’il faut pour lancer le plus rapidement possible les recherches. On gagne un temps précieux! Entre deux heures et un jour», indique Diane Burgy, vice-présidente du conseil de fondation de FREDI, basée à Belfaux. La devise de Diane Burgy: agir pendant qu’on est encore en possession de ses esprits et de son calme. La fondation propose donc aux parents d’être prêts pour une diffusion très rapide du signalement de leur enfant disparu. Et les invite ce samedi et samedi prochain à réaliser cette «petite clé qui peut sauver la vie de leurs enfants». Des rencontres de ce genre ont déjà eu lieu dans les cantons de Neuchâtel et du Valais, réunissant au total une centaine de parents. Ces deux prochains week-ends, l’invitation est lancée aux Fribourgeois, dans les locaux de la fondation. Par la suite,FREDI s’adressera aux autres cantons romands.
Fondation FREDI, rte de la Rosière 32, à Belfaux.
Un stand d'info se tient à Uvrier (VS) les 26 et 27 février EN VIGUEUR DEPUIS JANVIER 2010Lancée par FREDI en 2006 déjà, soutenue par une pétition forte de plus de 32 000 signatures, l’idée d’un plan alerte-enlèvement en Suisse est en vigeur depuis le 1er janvier de cette année. Dans un communiqué publié il y a un mois, Roger Schneeberger, secrétaire général de la Conférence des directeurs des Départements cantonaux de justice et police, indique que la police dispose à présent d’un «système d’alerte rapide et générale qui sera activé en cas de soupçon concret ou de certitude qu’une personne d’âge mineur a été enlevée et que sa vie et son intégrité corporelle sont en danger.» L’alerte est relayée par la radio, la télévision, les panneaux d’affichage autoroutiers, les messages sonores des gares et aéroports ainsi que par les agences de presse. «Calqué sur le modèle français, le système permet de diffuser largement, immédiatement et systématiquement des informations et d’exploiter le fait que les premières heures suivant un enlèvement sont décisives pour faire aboutir les recherches et sauver la victime», précise le communiqué. Mais les polices sont-elles aussi prêtes que le laisse entendre le communiqué?Dans le canton de Fribourg, Benoît Dumas, porte-parole de la police, concède: «Nous sommes prêts à 95%. Il reste des questions de détail à régler, et à mettre en route le processus par un exercice.» En Suisse, selon Diane Burgy, on dénombre près d’un enlèvement criminel par année et des fugues en «quantité incroyable». Mais ce qui hallucine le plus la vice-présidente de FREDI, c’est le nombre d’enlèvements parentaux: près d’un par jour. KESSAVA PACKIRY pour La Liberté, 29.01.2010
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| Last Updated ( Monday, 22 February 2010 ) |
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