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Français disparus en Bolivie: nouvelle mobilisation en Loire-Atlantique
Dix-huit mois après la disparition de Fannie et Jérémie, un couple de jeunes Français en vacances en Bolivie en août 2010, leurs proches organisent à Nantes samedi une manifestation pour que l'enquête ne s'enlise pas alors que leurs corps n'ont pas été retrouvés.
Jérémie, 25 ans, et Fannie, 23 ans, originaires de Loire-Atlantique, effectuaient un périple en Amérique du Sud quand ils ont disparu au petit matin du 29 août 2010, après une nuit de fête dans un bar-boîte de Guayaramerin.
Le scénario privilégié est celui d'une agression sexuelle sur Fannie, suivie d'un double meurtre. Les corps n'ont jamais été retrouvés.
Les parents de Jérémie, Patrick Bellanger et sa compagne Cécile Blanloeil, ont tout quitté en septembre 2010 pour aller à Guayaramerin.
Pensant au départ aider à retrouver leur enfant vivant, ils ne sont pas revenus en Loire-Atlantique depuis 18 mois, cherchant désormais à retrouver les corps et à maintenir la pression sur la justice bolivienne.
Aidés par l'ambassade de France sur place, et par les interventions des ministres des Affaires étrangères Bernard Kouchner puis Alain Juppé, ils n'ont eu de cesse de ne pas laisser retomber une enquête poussive.
Elle a démarré très lentement et a ensuite pâti de plusieurs changements de procureurs et des faibles moyens de la police sur place. En total contraste avec l'enquête éclair menée par l'Argentine à l'été 2011 lors de la disparition de deux touristes françaises.
"La phase d'investigations se termine légalement à la mi-avril (2012) et nous craignons qu'elle ait du mal à aboutir si les moyens nécessaires ne sont pas mis en oeuvre", explique M. Bellanger dans un mail envoyé depuis Guayamerin.
"Il est par conséquent capital que le gouvernement français, par l'intermédiaire du ministère des Affaires étrangères, pèse régulièrement de tout son poids sur le gouvernement bolivien pour lui rappeler ses obligations, pour que les trois mois restant soient enfin efficaces et pour qu'un procès digne de ce nom se déroule", ajoute-t-il.
"Il est impératif que le procès ait lieu à La Paz pour être impartial", estime M. Bellanger. "Nous, parents de Fannie et Jérémie, ne voulons pas abandonner. Nous devons retrouver leurs corps pour tenter de faire notre deuil". "Assassiner des touristes à l'étranger ne doit pas rester impuni", conclut-il.
Publié le 27.01.2012, http://www.leparisien.fr/nantes-44000/francais-disparus-en-bolivie-nouvelle-mobilisation-en-loire-atlantique-27-01-2012-1832387.php
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