www.fredi.org Accoglienza arrow Scomparse arrow Rapimenti parentali arrow Fausses allégations arrow Les allégations d'abus sexuels sur mineurs en cas de séparation constituent un sujet délicat.
 
   
Urgence disparition
Accoglienza
La Fondazione
Attualità
Scomparse
Allarme rapimento
Letture raccomandate
Nessi
25 maggio
Statistiche
Contatto
Archivi
Ricercare
Aiutateci
Prevenzione
Non dimentichiamoli…
Image aléatoire
Langue:
FrançaisDeutschEnglishItalian
Fredi.org sur Facebook

Groupe en français

Gruppe in Deutsch

 
Les allégations d'abus sexuels sur mineurs en cas de séparation constituent un sujet délicat.
--- Nessuna traduzione disponibile per questo articolo ---

En 2001, un groupe de travail a remis un rapport à la chancellerie : «Les allégations d'abus sexuels sur mineur dans un contexte de séparation parentale conflictuelle». Il n'est jamais sorti du tiroir. Il ne comportait pourtant rien d'explosif, à part le sujet traité. Son enterrement de troisième classe illustre le malaise de l'institution judiciaire, son impuissance, et, ajoute un des rédacteurs, «son sentiment de culpabilité face à son inertie».

Sur la définition d'un fléau qui s'est répandu au début des années 90, tout le monde est d'accord avec les rédacteurs du rapport : «Les allégations sexuelles sont souvent invoquées par l'un des parents comme une arme pour être assuré d'obtenir la garde des enfants et l'éviction de l'autre parent, souvent le père.» Personne ne connaît, en revanche, le pourcentage de «fausses allégations» parmi les dossiers d'abus incestueux.

Une étude conduite à Nanterre (Hauts-de-Seine) l'évalue à 15 %. A Paris, il y a six ans, on parlait d'une trentaine de cas litigieux. A Pontoise, une association de pères a mis en cause une avocate dont les clientes invoquaient un peu trop systématiquement ce genre d'accusations. Les magistrats et les policiers subodorent parfois que la dénonciation d'un abus sexuel relève de la machination, «notamment quand ça arrive après que le père a obtenu la résidence ou quand cela vient après des conflits récurrents autour des droits de visite», selon un enquêteur de la brigade des mineurs de Paris.

Mais une fois l'arme dégainée, les dégâts sont souvent irréparables. L'enfant est auditionné, expertisé, examiné, le père gardé à vue. Dans le doute, les magistrats préfèrent souvent suspendre tout contact entre l'enfant et le père, et, même si celui-ci obtient la relaxe, il faut parfois compter deux ou trois ans. Certaines mères font appel, mobilisent des comités de soutien. Certains accusés se lancent dans des procès pour dénonciation calomnieuse : il faut alors que la malveillance de la mère soit particulièrement manifeste pour ne pas retenir l'excuse de la bonne foi maternelle. «Les tribunaux prennent peu à peu conscience du phénomène, mais ils infligent des peines symboliques, pour ne pas ajouter une mère en prison à un cadre familial déjà bousillé. La seule contre-offensive serait de réagir très vite et de punir la mère en donnant la garde au père. Certains collègues s'y risquent. Mais est-ce bien l'intérêt de l'enfant ?» s'interroge une juge aux affaires familiales.

Par Blandine GROSJEAN, 01 juin 2004 (Liberation )


 
Ultimo aggiornamento ( vendredi 18 mars 2011 )
 
< Prec.   Pros. >
 
Derniers signalements
Affichage aléatoire des derniers signalements et signalements réactualisés

MARCHAND Julie
   
 
 
 
© Copyright 1995-2012 FREDI.org | pelloquin.com >> the web factory | login | site map