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Estelle MOUZIN: Nouvel appel à témoins
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Un nouvel appel à témoin dans l'affaire Estelle Mouzin

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Ce nouveau portrait d'Estelle Mouzin a été réalisé avec l'aide d'une société américaine travaillant pour l'association National Center for Missing Children (NCMEC).  (Laure Kermanach).

 

Sept ans après sa disparition à Guermantes, en Seine-et-Marne, la justice diffuse un portrait vieilli d'Estelle Mouzin et met en place un numéro vert dans l'espoir de trouver de nouveaux indices, dans cette enquête au point mort.

 

2567 jours se sont écoulés et toujours aucune trace de l'adolescente. Un nouvel appel à témoin, une photographie vieillie d'Estelle Mouzin accompagnée d'un numéro vert et d'une adresse e-mail*, ont été lancés mardi pour tenter de relancer l'enquête sur la jeune fille, disparue le 9 janvier 2003 à Guermantes, en Seine-et-Marne. Une décision prise en accord avec la juge d'instruction, les enquêteurs et les parents d'Estelle, qui ne désespèrent pas de récolter de nouveaux indices.

La photographie, qui montre la jeune fille qui aujourd'hui aurait 16 ans, a été réalisée avec l'aide d'une société américaine travaillant pour l'association National Center for Missing Children (NCMEC), très active aux Etats-Unis. Estelle y apparaît les cheveux plus longs et plus clairs et le visage allongé. «La diffusion de cette photo est l'opportunité d'obtenir un témoignage ou d'inviter à parler quelqu'un qui sait quelque chose. Il faut un élément nouveau», explique Eric, le père d'Estelle, dans les colonnes du Parisien.

La piste Fourniret toujours pas exclue

Sept ans après, le groupe «Estelle» de la police judiciaire de Versailles n'a toujours pas été désactivé. Huit enquêteurs continuent d'y travailler, mais plus à temps plein, comme c'était le cas lors des premières années, explique au figaro.fr Philippe Bugeaud, directeur de la Police Judiciaire de Versailles. Et ces enquêteurs font régulièrement appel à d'autres services de police pour éclaircir certaines pistes. Depuis 2003, ils ont effectué au total six missions à l'étranger et une trentaine en province.

Aujourd'hui, avec pas moins de 9.000 pièces de procédure, cette affaire représente l'un des dossiers les plus volumineux que la police ait eu à traiter. Pour autant, elle reste toujours une énigme. Si aucune procédure judiciaire n'a été entamé contre
Michel Fourniret faute de preuves tangibles, les enquêteurs continuent de penser que ce dernier pourrait être impliqué dans la disparition d'Estelle. L'avocat de la famille Mouzin s'apprête ainsi à demander l'expertise de cheveux retrouvés dans les véhicules du tueur en série.

Flore Galaud (lefigaro.fr)  19/01/2010

*Numéro vert pour la France : 0800.33.60.98   Numéro vert pour l'étranger : +33.800.33.60.98    Courriel : Indirizzo e-mail protetto dal bots spam , deve abilitare Javascript per vederlo

 

Estelle Mouzin, sept ans de mystère

CHRONOLOGIE - Estelle Mouzin a disparu le 9 janvier 2003 sur la route entre son école et son domicile de Guermantes, en Seine-et-Marne. Retour sur sept années d'enquête.

Jeudi 9 janvier 2003 : Estelle Mouzin, 9 ans, disparaît vers 18 heures à Guermantes (Seine-et-Marne), entre son école et son domicile, sur un itinéraire d'environ un kilomètre. D'importantes recherches sont aussitôt entreprises..

10 janvier : une information judiciaire pour «enlèvement et séquestration de mineur de 15 ans» est ouverte à Meaux. Sur place, la gendarmerie et la police lancent les recherches. Les trois bassins gelés du village sont sondés.
La piste d'un accident n'est pas encore exclue. Dès le début, le père d'Estelle croit à un enlèvement. Dans les heures qui suivent, l'emploi du temps des 1.400 habitants du village est contrôlé. Leurs habitations sont perquisitionnées.

13 janvier : un homme domicilié à Guermantes est arrêté et relâché le lendemain. Dans les jours suivants, plusieurs personnes sont placées en garde à vue puis libérées. Un premier barrage est organisé pour contrôler tout véhicule de couleur grise vu, selon un témoin, au moment de la disparition de l'enfant.

14 janvier : le village de 1.400 habitants, est entièrement perquisitionné par 400 policiers, une initiative qui constitue une première en France. Les 450 foyers sont fouillés. Des barrages sont dressés à toutes les sorties du village.
La photo d'Estelle est diffusée à des milliers d'exemplaires en France. Deux jours plus tard, un avis de recherche international de la fillette, via Interpol, est lancé.

7 février : un homme de 43 ans est arrêté en Avignon pour avoir téléphoné plusieurs fois à la mère d'Estelle en lui annonçant sa mort. Il est condamné le 5 mars à 3 ans d'emprisonnement, dont un avec sursis.

11 mars : le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy annonce aux parents d'Estelle la création d'un «groupe d'enquête permanent».

18 mars : le procureur de Meaux déclare que l'une des «orientations» de l'enquête «est celle d'une personne avec des appétences pédophiles» mais qu'»aucune piste n'est exclue». Le même jour, 134 militaires ratissent en vain des bois autour de Guermantes. Un nouvel appel à témoins est lancé.

1.200 habitants interrogés

3 juin : début des interrogatoires de 1.200 habitants de Guermantes et de Conches-sur-Gondoire, village de l'école d'Estelle.

24 juin : le procureur de la République de Meaux, René Pech, distribue le portrait-robot d'un «témoin très important» (un homme de 40 à 45 ans, de type européen, à la peau relativement mate, aux sourcils fournis et portant des lunettes ovales) ainsi que des photos d'un véhicule utilitaire blanc. Une fillette de l'école d'Estelle avait déclaré que cet automobiliste l'avait importunée trois semaines avant les faits.

6 au 12 octobre : un questionnaire est envoyé à un millier d'artisans pour savoir s'ils ont travaillé dans le secteur de Guermantes au moment de la disparition et s'ils ont loué ou utilisé un Citroën Jumpy, un Fiat Scudo blanc ou un Peugeot Expert en décembre 2002.

18 novembre : les enquêteurs retournent dans le village et interrogent une fois de plus les habitants sur leur emploi du temps. Cette nouvelle opération qui dure deux semaines permet d'entendre pour la première fois les habitants de Conches-sur-Gondoire, le village voisin où Estelle était scolarisée. Près de 300 familles sont visitées.

16 décembre : dans toute la France, 75 personnes condamnées depuis 20 ans pour agression sexuelle de mineur ou enlèvement d'enfant sont contrôlées sans résultat.

24-25 mai 2004 : un homme et plusieurs de ses proches sont arrêtés dans l'Oise et la région parisienne, puis mis hors de cause.

La piste de Fourniret

20 juin 2006 : le parquet de Charleville, en charge du dossier du tueur en série Michel Fourniret, transmet des éléments au parquet de Meaux mais le 6 janvier 2007, la police mettra Fourniret hors de cause.

16 janvier 2007 : une jeune Belge victime d'une tentative d'enlèvement en 2002 en Belgique affirme reconnaître son agresseur dans le portrait-robot.

31 janvier 2008 : perquisition dans un restaurant de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne). 5 personnes sont placées en garde à vue. Finalement, l'information se révèle être une fausse piste.

17 janvier 2009 : la presse révèle que les enquêteurs ont découvert sur un site pornographique estonien la photographie d'une adolescente ressemblant à Estelle. L'enquête révèle quelques jours plus tard qu'il ne s'agit en fait pas de la jeune fille. La photo avait été mise en ligne sur le site à une date antérieure à la disparition de la jeune Française.

19 janvier 2010 : la justice lance un nouvel appel à témoins et diffuse un portrait vieilli d'Estelle Mouzin. Bien qu'il ait été mis hors de cause en 2007, les enquêteurs continuent de soupçonner Michel Fourniret. L'avocat de la famille annonce qu'il va demander une expertise des cheveux et des poils retrouvés dans les véhicules du tueur en série.

Ultimo aggiornamento ( lundi 25 janvier 2010 )
 
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