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le travail de la police contesté
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Le travail de la police contesté 

Il a fallu trois jours pour que les policiers retiennent la thèse de l'enlèvement de Cédrika Provencher. Pourtant, dès le premier soir, des témoins ont parlé d'un homme à la recherche d'un chien. Les familles de victimes attribuent cette lenteur à la «guerre de clochers» entre les différents corps policiers et réclament des améliorations.

Tous les spécialistes le disent: les premières heures sont cruciales lors de l'enlèvement d'un enfant. Dès qu'on a les éléments de base, il faut boucler le secteur pour intercepter le ravisseur.

Dans le cas de Cédrika Provencher, les policiers de Trois-Rivières, qui n'ont pas rappelé La Presse, ont mis 72 heures avant d'envisager un enlèvement. La fillette aurait déjà pu se trouver au Mexique.

Interrogé à savoir si ce délai reflète un dysfonctionnement dans les pratiques policières, un enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ) répond, sous le couvert de l'anonymat: «Ce n'est pas nous qui avions la charge de l'enquête» Laissant entendre qu'il y a bien des rivalités entre les différents corps de police.

En mai dernier, le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, s'est engagé à faire la lumière sur les stratégies des corps policiers au moment du signalement d'une disparition.

«On s'en moque, de ces guerres de clochers!» enrage Martin Provencher. La famille Provencher et l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD), dirigée par Pierre-Hugues Boisvenu, ont plusieurs fois demandé qu'une escouade de la SQ soit affectée aux enlèvements d'enfants. Jacques Dupuis, ministre de la Sécurité publique du Québec, a rejeté leur demande en mai.

Toutefois, M. Boisvenu juge que certaines promesses du ministre vont dans le bon sens: «Le ministre nous a assurés que, dorénavant, il y aura une communication obligatoire entre le corps policier municipal et la SQ, lorsque des disparitions semblent d'origine criminelle.» Également, un comité de coordination entre les différents services de police a été institué. «Mais il faut aller encore plus loin», soutient le président de l'AFPAD.

Québec et Suisse, même combat! L'esprit de clocher, encouragé par le sacro-saint fédéralisme rend la collaboration entre les 26 polices cantonales difficile. Qu'attend-on donc pour diffuser une disparition d'enfant au niveau national et pour changer les méthodes de recherches?

Ultimo aggiornamento ( vendredi 22 juillet 2011 )
 
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BELLONCLE Thomas
   
 
 
 
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