Ce que votre enfant doit connaître et mettre en pratique:

Le mettre en garde, ce n’est pas l’effrayer ni l’amener à considérer toute situation comme potentiellement dangereuse. Il s’agit de transmettre à l’enfant le sentiment qu’il a du pouvoir pour assurer sa sécurité. Un petit bien informé de la réalité court probablement moins de risques face à un prédateur, car il aura moins peur et saura davantage quoi faire.

 

Des mots clairs et adaptés à chaque âge

Entre 0 et 5 ans

Pour cette tranche d’âge, une surveillance parentale de chaque instant reste la clé de la sécurité. Voici quelques consignes simples pour la renforcer:

  • On demande à notre enfant de toujours nous tenir la main ou celle de l’adulte qui l’accompagne lorsqu’il va au magasin, à des aires de jeux ou à un terrain de camping.
  • On apprend à notre enfant à ne pas s’éloigner de nous dans un endroit public et à ne jamais y jouer à cache-cache.
  • On l’informe que, s’il se perd, il doit s’adresser à une personne portant un badge (une caissière ou un gardien de sécurité, par exemple).

 

Dès 1 an

On apprend à notre enfant à se fier à son intuition et à identifier les signes corporels lui indiquant qu’une situation le met mal à l’aise ou lui fait peur, en le laissant déterminer la proximité physique qui lui convient. «Personne n’a le droit de le chatouiller s’il n’aime pas ça; il n’a pas à donner de bisous à sa tante s’il n’en a pas envie..

 

Vers 2-3 ans

On lui enseigne son nom, son adresse, son numéro de téléphone, son âge, sa date de naissance, les noms complets de ses parents et les numéros où il peut les joindre. Pour l’aider à mémoriser tout cela, on peut composer une comptine.

Il faut s’assurer régulièrement qu’il se souvient de ces informations.

 

Vers 3-4 ans

On détermine avec notre enfant les lieux sécuritaires du quartier (ou près de son école) où il peut se réfugier en cas de besoin:  commerces, services publics, restaurants, maisons de personnes en qui on a confiance.

On lui apprend à reconnaître ce qu’est un inconnu: il s’agit d’une personne qu’il ne connaît pas suffisamment pour lui accorder sa confiance, même s’il l’a rencontrée plusieurs fois sans ses parents! On identifie avec lui les personnes à qui il peut vraiment se fier.

 

Vers 4-5 ans  et au-delà

On lui apprend

  • à respecter le NO-GO-TEL:

 

NO = être capable de dire NON
GO = Toujours dire où il va et avec qui (On lui explique qu’on doit savoir où il est et ce qu’il fait en tout temps, car cela nous permettra de lui venir en aide si quelque chose arrive)
TELL = Confier immédiatement une rencontre, un événement qui l’a mis mal à l’aise

 

  • à dire«Non!» aux inconnus et à crier «Je ne vous connais pas!», ou «Ce n’est pas ma maman (mon papa)» si quelqu’un l’attrape et essaie de l’entraîner
  • à ne jamais accepter de friandises ou de cadeaux sans vous en informer d’abord (de personnes connues, peu ou pas connues.)
  • de toujours jouer sur des places surveillées et, dans tous les cas, jamais seul.(Il vous revient, parents, d’y veiller!)
  • à ne jamais communiquer qu’il se trouve seul à la maison.
    Vos enfants ne doivent jamais dire au téléphone qu’ils sont seuls, et s’ils sont harcelés.., habituez-les à l’une ou l’autre stratégie:

 

    • Fermer le combiné sans répondre
    • Appeler « papa » ou maman » comme si vous étiez là de sorte à ce que l’appelant entende.
    • Quant à l’envoi de SMS ou de MMS (message avec image) ils ne doivent en aucun cas y répondre si ces messages sont des allusions à la sexualité, à un rendez-vous avec un inconnu ou l’envoi d’une image (pédo)pornographique.
    • ne pas divulguer les horaires de travail des parents, ni l’heure présumée de leur retour
  •  à ne pas ouvrir lorsque quelqu’un sonne à la porte.(Valable aussi pour votre fille au pair !)
  •  à connaître et garder secrets sa propre adresse et son/ses numéro(s) de téléphone.(vérifier régulièrement qu’il s’en souvient!)
  •  ce qu’il doit faire en cas d’urgence.(Vous téléphoner ou téléphoner à un(e) voisin(e) préavisé(e))
  •  à ne jamais parler à des personnes peu ou pas connues de vous-mêmes. 
  •  à maintenir une distance physique d’au moins trois pas de géant avec toute personne (ou voiture)  qu’il ne connaît pas ou qui le rend mal à l’aise.
  • on l’informe qu’il ne doit pas se sentir obligé d’engager la conversation avec un adulte qui l’approche. «L’enfant doit savoir qu’il n’est pas impoli de refuser d’aider une grande personne qui lui fait une demande. Un adulte ou un adolescent qui a besoin d’aide doit s’adresser à une grande personne et non à un enfant
  • ne pas accepter l’offre d’entrer dans la voiture d’une personne s’il n’en n’a pas reçu votre autorisation (que la personne soit connue ou pas, cela évite qu’il/elle accompagne un copain, un tonton sans vous avertir..)
  • L’enfant doit se déplacer en groupe pour ses trajets maison-école et retour ou pour ses activités parascolaires (c’est une mesure élémentaire!) On lui dit toujours qui ira le chercher à l’école.
  • Si une personne l’accoste et tente de le saisir, lui enseigner de mettre toute son énergie pour se dégager, de hurler (cela s’apprend!) Si l’agresseur (homme ou femme!!!) est en voiture, il doit essayer d’en retenir le N° d’immatriculation et la couleur de la voiture, d’en parler à son maître /sa maîtresse dès son arrivée à l’école, de même qu’à la maison dès son retour (L’enfant doit aussi être certain qu’il peut (et doit) se confier à ses parents lorsqu’une situation lui a fait peur ou l’a mis mal à l’aise.Avertis, les adultes seront plus vigilants.

 

On crée de petits scénarios avec nos enfants, de type «Que ferais-tu si..?» D’excellents exemples figurent sur le site Internet du réseau Enfants Retour. Québec 

 

Pour vos préadolescents,

vous leur apprenez à se poser ces trois questions pour prendre une décision prudente dans toute situation:

Est-ce que j’ai un bon ressenti?

Est-ce que mes parents sauront où je suis?

Est-ce que je pourrai obtenir de l’aide en cas de problème?

S’il répond intérieurement «non» à l’une des trois questions ci-dessus, il doit dire «non» et venir vous en parler avant de faire quoi que ce soit.

 

Cette page est une adaptation des propres consignes de FREDI et de celles d’Enfant-Retour Québec.