Des nouveaux-nés enlevés pour être adoptés illégalement.

Un rapport du Conseil de l’Europe dénonce les nombreux cas d’enfants enlevés à leur mère, souvent au moment de l’accouchement, et qui disparaissent pour être vendus et donnés à l’adoption. Ils demandent aux États membres concernés, notamment l’Ukraine et la Moldavie, d’enquêter, de rouvrir les dossiers et d’assister les mères et les enfants dans leurs droits.

Le désir d’enfant favorise de véritables trafics de bébés en Europe. Les parlementaires du Conseil de l’Europe tirent la sonnette d’alarme devant les nombreux cas dramatiques où des bébés disparaissent juste après l’accouchement, où l’on fait croire à la mère que l’enfant est mort-né, alors qu’il est emmené à l’étranger et vendu. Parfois les mères sont dans des situations si précaires qu’elles se sentent obligées de donner leur enfant à l’adoption. Les exemples ne manquent pas, notamment en Ukraine et en Moldavie, explique l’auteure de ce rapport, la Suissesse Ruth Gaby Vermot-Mangold.

Les parlementaires du Conseil de l’Europe demandent aux États membres de renforcer leur coopération contre les trafics d’enfants, d’aider les mères à porter plainte, d’enquêter et de rouvrir les dossiers sur les disparitions de nouveaux-nés, enfin de permettre à l’enfant adopté de connaître ses origines au plus tard à sa majorité.

Ils soulignent également que l’adoption internationale ne doit être envisagée que s’il n’existe pas de solutions nationales, et demandent une harmonisation des règles ainsi que la mise en place d’un suivi post-adoption. Ils demandent aux pays qui ne l’ont pas encore fait d’autoriser systématiquement le père et /ou la famille proche à assister à l’accouchement.

Anja Vogel, http://www.france-info.com

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Des enfants vendus 80.000 dollars par des réseaux clandestins d’adoption

Des réseaux clandestins proposent au Guatemala des enfants à adopter à des prix allant de 40.000 à 80.000 dollars selon que les parents soient japonais, européens ou américains.

« Dans le bureau d’un notaire, nous avons rencontré des factures de 60.000 dollars voire 80.000 dollars pour chaque adoption », a indiqué à l’AFP une source judiciaire qui a demandé l’anonymat.
« Selon le notaire que nous avons interrogé, le montant de ces factures comprend également les soins apportés aux enfants, les salaires des gens qui s’en occupent et la réalisation de différents documents administratifs », a ajouté cette personne qui enquête sur 85 enfants guatémaltèques adoptés ces derniers mois par l’intermédiaire de réseaux clandestins.

Les témoignages recueillis par les enquêteurs indiquent que les prix sont plus élevés lorsqu’il s’agit de parents américains mais que pour des familles venues du Japon, voire d’Europe, ces transactions sont facturées généralement entre 40.000 et 60.000 dollars.

Selon les autorités guatémaltèques, quelque 3.000 enfants, en grande majorité âgés de moins d’un an, sont vendus chaque année par ces réseaux.

Sandra Sayas, la juge en charge des dossiers, estime que des bandes bien organisées ont constitué, au fil des années, des réseaux très difficiles à démanteler.
« La soustraction des enfants s’effectuent grâce à des complices qui travaillent dans des hôpitaux », explique-t-elle. « Ce sont des médecins, des infirmières ou des employés chargés du nettoyage. Puis il y a des notaires qui valident de faux actes de naissance obtenus en corrompant des fonctionnaires », ajoute-t-elle.
« Certains chauffeurs de taxi sont même impliqués dans l’obtention de faux documents administratifs, voire dans le racolage de mères démunies désirant se séparer de leur enfant ou de parents étrangers qui désirent entrer en contact avec ces réseaux », assure Sandra Sayas.
Selon la juge, en raison des législations en vigueurs aux États-Unis et au Canada, seuls les enfants qui sont adoptés par des parents américains ou canadiens disposent d’un test ADN apportant ainsi la preuve que la mère naturelle a autorisé l’adoption.
Dans les autres cas, l’enfant peut quitter le Guatemala sous un fausse identité, avec des faux documents, car les preuves ADN ne sont pas réclamées par une grande majorité de pays européens ou asiatiques.
Ces dernières semaines, plusieurs réseaux ont toutefois été démantelés au Guatemala et au Costa Rica.
A chaque fois, la police a découvert des dizaines de bébés rassemblés dans des maisons vétustes et vivant dans des conditions sanitaires difficiles, dans l’attente d’être adoptés par des parents étrangers qui ne soupçonnent pas le traitement infligé à ces enfants durant les premiers mois de leur vie.

Document envoyé par V.R., de Belgique

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500 enfants volés en Argentine, de 1976-1993

Approbation d’une loi visant à indemniser les enfants nés en captivité de parents détenus ou disparus entre 1976 et 1983

ARGENTINE : Adopté en avril par la Chambre des Députés, le Congrès a approuvé définitivement la loi visant à indemniser les enfants nés en captivité de parents disparus ou de détenus politiques pendant la dictature militaire de 1976 à 1983. Près de 500 enfants auraient été volés pendant cette période. Les enfants des personnes disparues ou des détenus politiques, seront indemnisés à hauteur de 23 670 dollars avec une augmentation de 50 % si la victime a souffert de lésions graves durant son internement, et de 100 % si elle en est morte. Si l’enfant a de plus subi un changement de son identité, l’indemnisation sera de 74 666 dollars. L’association des Veuves de la Place de mai, fondée il y a 26 ans pour rechercher les enfants de disparus capturés avec leurs pères, ou nés en prison, a retrouvé 77 d’entre eux. Elle continue d’enquêter sur 240 cas qui s’ajoutent aux 120 cas traités par la Commission nationale du droit à l’identité (CONADI).

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