Une action similaire à celle de FREDI chez nos amis canadiens, mais sur un support plus traditionnel

« Le carnet d’identité » n’est efficace que s’il contient une photo récente, une description physique complète de l’enfant et une liste de personnes à  contacter en cas d’urgence. Les parents devraient garder le carnet avec eux en tout temps afin d’avoir l’information à  la portée de la main en cas de disparition. Comme les enfants grandissent et changent rapidement, il est essentiel de mettre le carnet à  jour régulièrement », explique Sylvain Théorét, porte-parole de la police.

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http://lechodelarivenord.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=208799&id=2490&classif=Nouvelles 05.2011

 

Enfant-Retour suggère de rendre le carnet d’identification obligatoire

Pina Arcamone, directrice d’Enfant-Retour Québec, la chanteuse Johanne Blouin, porte-parole de la Journée provinciale d’identification des enfants, et Catherine Viel, de la police de Québec, invitent les parents à  remplir un carnet d’identification pour chacun de leurs enfants.

(Québec) La directrice générale de l’organisme Enfant-Retour Québec, Pina Arcamone, estime que le gouvernement du Québec devrait étudier la possibilité de rendre obligatoire pour les parents la préparation d’un carnet d’identification de chacun de leurs enfants d’âge mineur. Ce carnet conçu par Enfant-Retour Québec en collaboration avec différents partenaires peut aider les policiers à  lancer plus rapidement les recherches d’un enfant en fugue, disparu ou qui a été enlevé.

Mme Arcamone a lancé cette réflexion en marge d’un point de presse tenu à  Québec qui annonce la présentation de la Journée d’identification des enfants, qui se déroulera dimanche, dans 175 pharmacies Jean Coutu des quatre coins de la province, dont 8 se trouvent à  Québec, à  Lévis et à  L’Ancienne-Lorette.

Ce carnet contient notamment la photographie de l’enfant, sa description physique, le nom de ses parents et ses empreintes digitales. Annuellement, les parents de 20 000 à  25 000 enfants font faire gratuitement le carnet d’identification de leur progéniture par l’entremise d’Enfant-Retour Québec, dont les trois quarts lors de cette fameuse journée d’identification. Le carnet permet aux policiers d’obtenir rapidement une description de l’enfant qui manque à  l’appel. Le cliché contenu dans le carnet peut donc être communiqué dans les médias rapidement si les enquêteurs au dossier le jugent nécessaire.

«Il peut même arriver que les parents aient de la difficulté à  donner aux policiers une description physique de leur enfant qui manque à  l’appel, tellement ils sont stressés», explique la porte-parole de la police de Québec, Catherine Viel. «Pendant tout le temps qu’on attend  ces renseignements, les recherches ne progressent pas à  un rythme optimal sur le terrain.»

Comme l’outil semble important pour les policiers, est-ce que le gouvernement ne devrait pas obliger les parents à  avoir un carnet d’identification pour chacun de leurs enfants d’âge mineur?, a-t-on demandé à  Mme Arcamone. Afin que l’outil soit efficace, le carnet doit être mis à  jour tous les six mois, autant pour la description physique de l’enfant que sa photographie, et un des deux parents doit toujours l’avoir en sa possession.

«ça serait une belle mesure pour qu’on ait plus de 25 000 enfants qui passent par nos portes» afin de faire concevoir leur carnet, a répondu Mme Arcamone.

Celle-ci a d’ailleurs indiqué qu’elle pourrait éventuellement parler de cette question avec les autorités compétentes du gouvernement du Québec.

«à la rentrée scolaire, on a l’habitude de photographier les enfants, alors, on pourrait faire le carnet d’identité en même temps», a ajouté Mme Arcamone.

Initiative parentale

Cette dernière reconnaît par contre que si le gouvernement devait imposer une telle mesure, elle pourrait déplaire à  une partie de la population. Elle ajoute qu’a priori, les adultes auraient avantage de prendre l’initiative afin de poser ce geste concret visant à  protéger leurs enfants, sans qu’un règlement ne soit adopté en ce sens.

Mme Arcamone rappelle que l’année dernière, environ 7000 disparitions d’enfants ont été signalées aux autorités policières, partout au Québec. Dans plus de 90 % des cas, les enfants sont retracés dans les heures suivant l’appel initial fait à  la police.

Le Soleil, Yan Doublet, Matthieu Boivin

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