Tout d’abord quelques constatations, suite à des lectures sur l’épidémiologie, le traitement, la répression et les conséquences des crimes sur la société:

 

  • La notion de crime varie selon les ethnies, les gouvernements et les époques.

  • Déviance par rapport à la norme sociale et crime ont une limite floue.

  • Les déviances par rapport à la norme,sociale ou pénale, parfois source de progrès, ainsi que les crimes ont toujours accompagné l’existence de l’humanité.

Les sanctions des crimes, elles aussi, varient d’une ethnie à l’autre et d’une époque à l’autre, de même que la notion-même de sanction qui peut se vouloir simplement vengeance, pénitence ou avoir un objectif de réinsertion sociale du criminel ou de réparation des dommages auprès de la victime: Certaines ethnies punissent le criminel en le faisant prendre la place du disparu – « pour combler le vide »- alors que dans nos populations occidentales, on favorise la privation de liberté et les amendes ( ces dernières au bénéfice de l’Etat, non de la victime !)

Considérant les différentes définitions du crime, et les moyens mis en œuvre pour dissuader la plus grande part d’une population d’en commettre, sans en obtenir toujours les résultats escomptés, il semble bien que la prévention soit le meilleur moyen de protéger nos enfants, car de nombreux criminologues semblent s’accorder sur cette constatation: L’occasion fait le larron.

Connaissant les risques multiples qui menacent nos enfants, il faut engendrer, chez eux, des comportements qui les exposent moins à ces situations à risques:

  • Les empêcher de sortir ? Il y a mieux: Leur apprendre à se déplacer en groupe, à toujours dire à un adulte de confiance où ils se rendent, à éviter les rues mal éclairées le soir, accepter d’aller les rechercher après une fête, quelle que soit l’heure, entre autres.
  • Les effrayer en leur racontant tout ce qui pourrait leur arriver si..? Sachant qu’un être qui se sent vulnérable ressent un plus grand climat d’insécurité, il faut rendre l’enfant moins vulnérable
  • En l’éduquant dans l’estime de soi, en insistant sur ses valeurs propres plutôt que sur les qualités qui lui manquent et qu’on aimerait reconnaître chez lui,
  • En stimulant ses talents et ses projets de vie,
  • En lui demandant son avis pour ce qui le concerne directement
  • En n’oubliant jamais qu’un enfant qui sait qu’il a une valeur pour lui-même et pour les siens se sentira plus sûr de lui, donc moins vulnérable face à une agression potentielle ou avérée,
  • En bannissant le mépris, le rabaissement, l’indifférence dans l’appréciation de ses faits et gestes,
  • En lui permettant de sonder et d’améliorer ses capacités de défense dans un club prévu pour cela.

 

  • Leur interdire l’accès à l’Internet ? Il y a mieux également: La navigation sur l’Internet et l’utilisation des différents services du Web (E-mails, « chats », forum) s’apprennent, au même titre que l’on apprend à ses enfants à traverser la route sur les passages de sécurité.

 

Petite bibliographie sur la criminalité:

  • Précis de criminologie, 2ème édition, Stämpfli, Berne, de Martin Killias
  • Jeunes déviants ou délinquants juvéniles, Editions Mardaga, 1983, Bruxelles, de M. Borne
  • The neurobiology of violence, Journal of Neuropsyciatry and Clinical Neurosciences, vol. 11 de J. Volavka, 1999