Comment réagir correctement?

Vous êtes confronté à une annonce de disparition ou d’enlèvement d’enfant sur Facebook, ou même par le bouche-à-oreille? Avant de «faire tourner» ou de répercuter l’information plus loin, il vaut la peine de la vérifier, histoire de ne pas transmettre un hoax (canular): «Consultez les sites spécialisés», conseille Diane Burgy. On peut notamment aller sur www.fredi.org, www.missingchildren.ch, ou sur les sites de la police. En amont, et sans céder à la paranoïa, des précautions peuvent être prises. Sur le trajet de l’école, les enfants à pied peuvent se regrouper sous la surveillance d’un adulte, sur le principe des Pedibus. «Quand les enfants grandissent, et qu’ils deviennent adolescents, la surveillance se desserre, mais il faut garder un cadre», relève Diane Burgy. La directrice de la fondation Fredi insiste surtout sur l’information à donner aux enfants. Il est difficile d’évaluer le nombre exact de disparitions annuelles, faute de statistiques officielles. Selon des données fournies par la Confédération, on recenserait plus de 1000 cas de mineurs par an, toutes causes confondues. Mais il s’agit d’une statistique «minimale». Selon la police cantonale, 800 disparitions de jeunes sont signalées, chaque année, en terre vaudoise. Certains de ces mineurs sont des fugueurs «récidivistes», et la plupart d’entre eux sont retrouvés. En comparaison, les enlèvements de mineurs dans la rue restent rares, mais ce sont des affaires dramatiques qui ont toujours un fort retentissement public. La fondation Fredi, créée il y a dix-sept ans, dispose d’une liste de quinze enfants dont la disparition n’a jamais été élucidée en Suisse. On y trouve par exemple Sarah Oberson, la fillette qui s’est volatilisée en 1985 à Saxon (VS), à l’âge de 5 ans.

03.12.2012

http://www.24heures.ch/vaud-regions/bruits-enlevements-denfants-agitent-canton/story/26654373