Circonstances de la disparition

Cette enfant, 10 ans et demi, avait été vue pour la dernière fois le 12 avril 1999 dans le quartier Pointe-Saint-Charles, dans le sud-ouest de Montréal. Le SPVM avait été informé de sa disparition dès le lendemain.

Un immense soulagement, mais…

Après avoir vécu dans l’incertitude pendant plus de douze ans, les parents de J. R. vivent des sentiments partagés, selon Hubert Van Gijseghem, psychologue et expert psycho-légal.

«Ces gens-là, pendant 12 ans, ont vécu dans l’ambivalence. Ils ont vécu avec l’espoir et se sont accrochés à l’anticipation de retrouvailles. C’est ce qui les a gardés, pendant cette période, bien en vie, malgré l’angoisse et l’incertitude reliée à cette disparition.»
La disparition de cette angoisse peut être «un immense soulagement que cette angoisse tombe, mais, en même temps, c’est un peu comme si l’enfant mourait aujourd’hui, comme si l’événement venait d’avoir lieu.»
Il y a cependant des risques amenés par le deuil provoqué par cette découverte.
«Le deuil, un progressif détachement, peut commencer. Mais c’est un inconfort, le deuil, que des gens préfèrent éviter. Pour l’éviter, ils peuvent s’accrocher à certaines hypothèses préétablies et cultiver un sentiment de rage.»

Selon M. Van Gijseghem, la famille pourrait être affectée psychologiquement lorsque la poussière retombera, une fois l’enquête terminée, par exemple.

«Les pires circonstances»

Le mois dernier, la mère de la petite disparue affirmait qu’elle souhaitait retrouver sa fille «que ce soit dans les meilleures ou les pires circonstances».

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/faitsdivers/archives/2011/05/20110504-063838.html

04.05.2011